Profs de religion ? Enseigner la vie...

Ils sont douze, aptesà instaurer un climat relationnel entre religion et quotidien, prêts à affronter les nouveaux défis sociétaux.

Profs de religion ? Enseigner la vie...
Séminaire diplômes profs religion ©ÉdA

Beaucoup de jeunes dans l’assemblée assistant à la messe patronale de l’Institut de théologie et du Séminaire de Tournai! Un encouragement évident puisqu’ils sont environ quatre-vingt à suivre les différentes formations qui, en collaboration avec l’UCL, en deux, trois ou quatre ans, les conduiront vers leurs classes. La question est lancinante, se repose dans chacune des interventions lors de cette cérémonie de remise de diplômes à la fois solennelle et conviviale.

Mgr Harpigny, évoque de Tournai, l'évoque dans son homélie, avec cette interrogation: «Que deviendront les cours de religion dans les futures structures scolaires?», soulignant «combien est important l'institut de théologie qui, à ses étudiants, fait penser la foi et ouvre une place à l'Église dans la société».

Dans le contexte actuel, le directeur de l'Institut, Christophe Cossement, n'hésite pas à parler de «défi, de courage, d'abnégation, de choix dans le quotidien professionnel et/ou familial avant de conquérir ce certificat universitaire et de s'engager ainsi dans la voie de ces cours de religion que d'aucuns voient comme une menace, au moins une provocation qui n'a plus lieu d'être».

Dès lors, pourquoi choisir cet avenir? Comme ses collègues, dont trois séminaristes, Julie Kyquenberg, de Rebecq s'est engagée en connaissance cause «car c'est un désir profond de poursuivre cet enseignement effleuré lors de remplacements, d'agrandir mes connaissances certes dans la religion chrétienne mais dans bien des domaines annexes telle l'histoire, d'inculquer à mes élèves de La Louvière que cette religion n'est pas abstraite, qu'elle est au contraire un lien vrai et sincère avec leur vécu et qu'elle peut les aider, en vérité, dans leur vie de tous les jours».

Doyen de la faculté de droit de Namur, le professeur Étienne Montero s'attachera à démontrer «quelle est la place de la religion dans l'espace public».