Le Tournai d'avant: parmi les ruines, cheminer avec Notre-Dame

Le 8 septembre 1940, dans une cité dévastée par les bombes, sort la Grande Procession. Non par respect de la tradition mais en signe de confiance, d'espoir, de gratitude aussi pour avoir sauvegardé la vie de ces pèlerins.

Le Tournai d'avant: parmi les ruines, cheminer avec Notre-Dame
Tydavant ©Archives iconographiques du Tournaisis

Ils avaient au cœur la même foi de ceux qui, en 1090, face au fléau du Mal des ardents - et non de la peste - suppliaient la Vierge de leur donner un avenir.

En mai, via le bourgmestre Louis Casterman, le chapitre avait demandé aux occupants la libre circulation du cortège; permission accordée le 31 août par le Haptmann Schiker.

La procession n'eut rien de fastueux mais empreint de craintes et de foi. Le circuit fut réduit, les groupes paroissiaux ne revêtirent aucun vêtement historique. La foule, nombreuse, suivit donc quelques statues défilant avant l'Eucharistie.

Symbole parfait de ces temps d'épreuve, portée par les Pères Camilliens, Notre-Dame des malades catalysait les plus ardentes prières.