Le permis pour trois éoliennes de plus

Le promoteur Ventisvient de se voir accorderle permis unique relatifà la construction de trois nouvelles éoliennes dans la continuité du parc TAB.

Pierre-Laurent Cuvelier
Le permis pour trois éoliennes de plus
Eoliennes Saint-Maur - Bruyelle - Jollain-Merlin ©EDA – 10315656571

La société privée Ventis, gestionnaire des sept moulins qui tournent déjà depuis plus de deux ans aux confins de Tournai, d’Antoing et de Brunehaut, n’a jamais caché son ambition d’étendre son parc éolien TAB.

Aussi, convaincue du potentiel de son site d’implantation actuel, elle avait introduit un permis unique auprès de la Région afin d’y greffer trois nouvelles machines.

Une étape importante vient à cet effet d’être franchie dans le projet et pour cause puisque les fonctionnaires délégués et techniques du SPW ont décidé d’octroyer le dit-permis. Et ce malgré l’avis défavorable rendu en février dernier par les trois communes visées par le projet.

«On se réjouit bien évidemment de cette nouvelle car selon nous, il s'agit d'un très bon projet, assure d'emblée Benoît Mat, cofondateur de la firme tournaisienne Ventis.

Tout d'abord parce que l'on parle ici d'une extension d'un champ existant où, sur le principe d'aménagement du territoire, il s'avère important de regrouper les éoliennes pour éviter une certaine dispersion. Et ensuite parce que la zone sur laquelle se sont édifiées nos sept éoliennes a largement répondu à nos attentes avec plus de 5 millions de kilowatt/heure fournis par structure et par an».

Concrètement, les trois moulins à vent supplémentaires du premier parc éolien lancé en Wallonie picarde se situeront dans le prolongement de la première ligne de cinq mâts, à proximité de la ligne TGV. Deux d’entre elles se dresseront sur le territoire de Jollain-Merlin tandis que la troisième prendra place sur Ere.

Si leur morphologie sera sensiblement identique à celle de leurs voisines avec une hauteur totale de 150m, on peut, par contre, s'attendre à une puissance de production supérieure. «La surface balayée sera plus grande en raison de l'augmentation du diamètre couvert par les pâles, que l'on a porté à 92m au lieu des 80m des éoliennes en fonctionnement. On en arrivera, au final, à une couverture d'environ 14 000 ménages grâce à une production de 50 gigawatt/h par an», poursuit Benoît Mat.

Les grandes manœuvres pourraient s'amorcer très rapidement, à tel point que les trois nouvelles structures pourraient déjà être opérationnelles dans le courant de l'année 2014. «Le gros avantage de ce projet d'extension, c'est qu'il ne nécessite pas de procéder à un raccordement extra-parc puisque l'on va d'ailleurs utiliser la cabine de tête actuelle. Maintenant, l'avancement du chantier dépendra des conditions météos».

Un éventuel recours auprès du ministre Henry n'est par ailleurs pas à exclure, ce qui entraverait là aussi l'évolution du dossier. «Je ne doute pas que certains protagonistes, en l'occurrence quelques riverains, feront valoir leur opposition en dépit du fait que nous respectons les normes d'éloignement requises (l'habitation la plus proche se situe à 660m) », dit le cofondateur de Ventis.