Le bon coup de pâte de Francesco et Pietro

Francesco Azzaretto est arrivé en 1957 à Tournai ; il avait 19 ans. Son père avait quitté sa Sicile pour venir travailler en Belgique.

Christophe Desablens
Le bon coup de pâte de Francesco et Pietro
Tournitalia Tournai ©ÉdA – 202087870857

« Pas dans les mines mais dans le bâtiment », raconte son fils, qui lui aussi a fait carrière dans le bâtiment. Dimanche, il faisait déguster ses délicieuses pizzas aux visiteurs ; après-midi, il a même organisé un atelier pour expliquer comment les préparer. « Ma maman m’a initié à la bonne cuisine. À mon tour, je prends plaisir à partager ce qu’elle m’a appris. Les pizzas, comme beaucoup de choses dans la vie, ce n’est pas bien compliqué: il suffit de s’y mettre avec passion », souritM.Azzaretto, membre du club de conversation italienne depuis sa création, voici vingt ans. « Ça m’a permis de pratiquer de nouveau l’italien, que je n’avais pas oublié mais qui somnolait ; à l’époque, on ne captait même pas la Raï à la télévision ».

À côté du stand de Francesco, Pietro Populin anime un atelier de fabrication de pâtes fraîches italiennes: des tagliatelles aux œufs ou des raviolis. Les stagiaires, des jeunes et moins jeunes, des Italiens ou non Italiens, s'appliquent sur leur pâte. «Certains d'entre eux n'ont jamais étalé la pâte avant de venir ici, alors cette sensation particulière est une vraie découverte pour eux». Tous les ateliers ont fait le plein: «Les pâtes plaisent car c'est fort ludique; on peut varier les plaisirs: faire des pâtes vertes avec des épinards, des rouges avec des betteraves rouges, ajouter des orties…». Ça ne demande pas un investissement énorme non plus: «Ma grand-mère roulait chaque matin sa pâte avec un manche à balai, et elle coupait ses pâtes avec un couteau».