Viol et prostitution d’une mineure

Jeudi, le ministère public a requis une peine d’emprisonnement de trois ans ferme à l’encontre d’un Tournaisien, né en 73.

Viol et prostitution d’une mineure
prostitution ©EDA
Arnaud Smars

L’homme est poursuivi pour viol et prostitution sur une mineure, née en 1996, et détention d’images pédopornographiques.

Le viol se serait produit à Leuze-en-Hainaut le 29août 2011. La jeune fille a ensuite fugué et a été retrouvée le 8septembre de la même année, dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un autre homme à Ciney.

Selon le dossier répressif, l'homme aurait violé la jeune fille sous la menace d'un couteau, tout en menaçant d'envoyer des photos compromettantes à la famille de la victime. Il aurait obligé la demoiselle à lui faire une fellation, tout en filmant la scène avec son GSM (« C'était pour découper le camembert que l'on venait d'acheter ensemble » se défendra le prévenu pour la possession du dit couteau).

Le prévenu est aussi poursuivi pour prostitution. Il aurait poussé la jeune fille à effectuer des fellations sur d’autres hommes en l’obligeant à prendre des photos et vidéos des actes.

L’homme est aussi poursuivi pour détention de différentes images pédophiles sur son ordinateur, ainsi que sur un DVD.

Une thérapie plutôt que la prison

À la barre, le prévenu ne conteste pas la possession d’images mais bien le viol et la prostitution. Il dit encore être amoureux de la femme et que les relations étaient consenties. Par contre, il explique aussi regretter chaque jour ce qu’il a fait.

Le procureur du Roi a insisté sur les déviances sexuelles de l’homme, découvertes lors du rapport psychologique et sur les risques de récidive. Pour cela, il requiert trois ans d’emprisonnement ferme.

La victime s’est constitué partie civile et réclame des dommages à la hauteur de 7 500€.

Enfin, la défense ne conteste pas la détention d’images qui est établie. Par contre, il nie le viol et la prostitution et demande l’acquittement pour ces préventions. L’avocat a aussi insisté sur le contexte social précaire de l’homme qui le pousse à ces actes. Pour lui, emprisonner le prévenu ne servirait à rien car c’est un homme qui a besoin d’une thérapie afin de soigner ces problèmes sexuels.

L’affaire sera jugée le 13décembre prochain.