L’amitié, le meilleur remède

Civils, ils n’étaient en rien impliqués dans ces guerres et pourtant, ils en portent encore aujourd’hui dans leur corps et leur cœur les séquelles pour s’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Comme lors de ces bombardements aveugles qui ont frappé Tournai et laissé nombre de «dégâts collatéraux» selon une terminologie qui ne tient guère compte de l’être humain.

É.B.
L’amitié, le meilleur remède
Invalides civils A.G. ©ÉdA

À Tournai, la section Jean Pottiez des Invalides Civils, qui compte à ce jour trente et un membres, poursuit son action depuis la fin de la grande guerre. Avec «des objectifs majeurs d'aide morale, administrative et de proximité que génère une identité dans le malheur ». Un instant de recueillement à la mémoire des disparus fut observé notamment pour les plus récents, Julia Demelenaere, Jeanne Spel et Georges Bricart. Le président Édouard Belin rappela alors à son comité, André Ménart, Luce Bergeron et Marcel Gérardi, à la présidente d'honneur MmeHennart et aux représentants des sociétés patriotiques sœurs, lors de l'assemblée générale, les activités de l'année écoulée ainsi que les buts fondamentaux de la section en faveur de membres «souvent fragilisés par les invalidités et l'âge»

La défense des droits légitimes des membres se poursuit «tant à l'échelon local que provincial et national, Tournai étant partie prenante et active dans les travaux de l'Union Nationale».

La partie officielle a ensuite laissé place à quelques heures de rencontre et d’échanges entre ces adhérents qui trouvent dans ces revoirs un évident réconfort.

É.B.