Le Te Deum avait de l’allure

Sans doute traditionnel dans son déroulement avec les souhaits de bienvenue de Mgr Harpigny, le Te Deum et la Brabançonne entonnés par la Maîtrise dirigée par Éric Dujardin, la présence des groupements patriotiques, des corps constitués aux délégations assez restreintes dont l’armée avec le colonel Jean-Pierre Devos, la cérémonie a surtout valu par ses temps forts, le roi Albert II étant omniprésent.

É. B.
Le Te Deum avait de l’allure
Te Deum ©ÉdA – 201529032540

Il y eut les recommandations de l'Église envers nos dirigeants locaux, régionaux, nationaux, les exhortant «à travailler pour le bien de tous dans un esprit de justice, de vérité, de paix»; aux organisations au service de l'humain «de poursuivre sans exclusive leur mission»; aux organismes publics, police, pompiers. «de demeurer les garants de la sécurité de tous».

Pour le bourgmestre Christian Massy, cette fête du Roi était l'une de ses dernières prestations officielles publiques. Au sortir, il confiera «être, en dépit d'autres sentiments logiques après douze années de maïorat, surtout soulagé d'arriver au terme».

Proches et donc intégrés dans la cérémonie, il y avait des élèves de 6e primaire de l'école des Frères. Une présence voulue par leur instituteur Jean-François Botquin afin «de leur faire participer concrètement à un acte national, à ce Te Deum qui les implique dans leur pays ».

On retiendra aussi les commentaires à la sortie. Des appréciations heureuses dont «il y avait beaucoup de jeunes adultes dans l'assemblée, les attaques contre la famille royale les ont mobilisés» ou cette phrase lapidaire, nourrie de la volonté d'y croire encore «ce Te Deum avait de la g… ».

É. B.