« Laisser un élève sur le carreau : jamais »

À l’athénée royal Campin de Tournai, la préfète, Annick Bratum, tique sur le montant de 253€ par élève de secondaire, avancé par la Ligue des familles. « Ca me semble beaucoup ».

F. G.
« Laisser un élève sur le carreau : jamais »
frais scolaires ©ÉdA – 201530061943

Pourtant, en creusant un peu, on y arrive plus vite qu’on le pense.

«Nous respectons la circulaire qui nous impose un plafond de 75€ par an. Cette somme comprend notamment les photocopies, trois livres pour le cours de français (sur les sept à lire au total), le t-shirt de gym, une activité (théâtre ou cinéma)… Aucun professeur ne peut demander quelque chose sans l'autorisation de la direction. »

Cette somme est à payer par facture, «et les parents ont le temps jusqu'en mai».

Pour les voyages scolaires, «on ne dépasse pas les 300€, pour quatre, cinq jours à Pragues par exemple. » Sauf exception, comme celle de la section immersion. « Ils peuvent partir une semaine aux USA pour 1000€. Mais nous menons ce projet, étalé sur deux ans, main dans la main avec les parents. Nous analysons le programme pour voir comment réduire les coûts. Sur les quarante élèves concernés, nous avons trente-cinq réponses positives. Et celles négatives ne le sont pas pour des raisons financières. Laisser un élève sur le carreau: jamais! Il existe toujours des solutions.»

Une amicale existe au sein de l’établissement pour assurer une assistance financière discrète aux élèves en difficulté.

Sur l'axe «soutien scolaire», des cours de remédiation gratuits sont organisés. «Dans le fondamental, une étude dirigée par les professeurs se tient après les cours, pour guider les devoirs. Dans le secondaire, un professeur ne va jamais refuser de donner de la remédiation pendant ses heures de fourche. Il est hors de questions de parler de discrimination selon les revenus. Dans notre décret mission, il est bien noté que nous devons aider tous les élèves. C'est un crédo! Bien sûr, on pourrait avoir plus de moyens pour le faire. Mais quand on veut, on peut. Et c'est un devoir pour avoir la conscience tranquille.»

F. G.