Les onze projets éoliens font débat dans les collines tournaisiennes

Première action du collectif Éoliennes non merci, une réunion publique avec les représentants politiques tournaisiens aura lieu ce mercredi à Thimougies.

Pascal LEPOUTTE
Les onze projets éoliens font débat dans les collines tournaisiennes
Eoliennes ©ÉdA – 201344647927

Des habitants de Béclers, Quartes, Melles, Thimougies, Montroeul-au-Bois… se sont regroupés suite à la réunion d’information proposée le 4juillet dernier par la société Nordex au sujet de son projet d’implantation de quatre ou cinq éoliennes dans un périmètre formé par la ferme de Torelies, la cense de Rigaux, la ferme de Liesart, la Cantine, la ferme de Pétrieux et la ferme du Préaux.

Ces riverains ne se disent pas opposés de façon globale à l'éolien mais veulent défendre leur «chère ruralité » et le paysage privilégié de cet endroit situé à la jonction des collines frasnoises et tournaiseinnes. Après plusieurs réunions (avec une vingtaine de personnes différentes présentes à chaque fois), le collectif s'est structuré et a lancé son site internet .

La distance minimale ne serait pas respectée

Une soixantaine de lettres recommandées sont parties à destination du collège des bourgmestre et échevins de Tournai et de Nordex, des observations et suggestions qui doivent être prises en compte dans l’étude d’incidence.

Aujourd'hui, ils passent à la vitesse supérieure. En distribuant par exemple des affichettes «Éoliennes: non merci» dans les maisons des sympathisants à leur cause et en apposant des calicots géants à divers endroits. Comme à Montroeul-au-Bois, le long de la route qui vient de Béclers, sur une ruine qu'on désigne encore comme Le P'tit Duc, du nom de l'un de ses derniers locataires.

« Mais cette bâtisse, située à quatre cents mètres de la cinquième éolienne, est constructible. Nordex ne semble pas en avoir tenu compte puisque l'éloignement minimum auquel la société se réfère est de 450 mètres (NDLR. Le futur cadre de la Région wallonne prévoit effectivement trois fois la hauteur totale des éoliennes)», explique Franck Goddefroy, du collectif Éoliennes non merci Les Montroeulois, surtout les habitants de la Barberie, semblent particulièrement motivés par ce combat: «C'est logique. Car si les éoliennes ne sont pas situées sur le territoire du village, c'est ce quartier qui subira le maximum de nuisances.» On rappellera que la localité n'a quitté l'arrondissement de Tournai pour celui d'Ath qu'à la fusion des communes en 1977 quand elle devint une des treize composantes de l'entité de Frasnes-lez-Anvaing.

Avec les « politiques » et les autres comités d’oppossants

Par ailleurs, selon les opposants, le propriétaire de champs sur lesquels se situerait, en cas d’obtention du permis, une des voies d’accès aux éoliennes, ne serait pas d’accord de louer la partie concernée de son terrain.

Le groupe envisage aussi, à court ou moyen terme, une grande journée d’action, pensant même à «matérialiser» – mais de quelle façon? – l’emplacement exact… et la hauteur de ces turbines.

Mais avant cela une réunion publique se tiendra ce mercredi 26 septembre à 19 heures à la Ferme du Préau à Thimougies.

Un représentant politique de chaque parti sera présent. Les autres comités tournaisiens (dont Esplechin et Saint-Maur) opposés aux éoliennes ont assuré les organisateurs de leur participation.

Alain Holeyman professeur à l’UCL (Génie civil et Environnement) fera office de médiateur durant le débat. On reparlera à coup sûr du nouveau cadre de référence pour l’implantation d’éoliennes en Wallonie promis depuis deux ans par le ministre Philippe Henry et des onze projets éoliens évoqués un jour ou l’autre sur le territoire du Grand Tournai

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