Le Tournaisien Thaddée Adam prépare l'année 2023 à Iten, lieu mythique du running

Le Tournaisien s’entraîne à Iten (Kenya) avec sa compagne, Élise Vanderelst, et son coach, Raymond Castiaux. Son objectif: descendre sous les 29 minutes aux 10 km de Valence.

Arnaud Smars
 Le couple s’entraîne deux fois par jour au Kenya. «On réalise entre 150 et 180 km par semaine».
Le couple s’entraîne deux fois par jour au Kenya. «On réalise entre 150 et 180 km par semaine». ©-Com

Tous les experts vous le diront: une bonne saison se construit grâce à une excellente préparation. Thaddée Adam l’a bien compris. Et pour que 2023 soit exceptionnel pour lui, il a décidé de mettre toutes les chances de son côté. Il est en stage au Kenya. Dans un lieu mythique pour la course à pied. "L’année dernière, j’étais déjà parti en Afrique du Sud mais dans une ville universitaire. C’était différent. Ici, Je suis à Iten, un lieu culte pour tous les amateurs de course à pied. Il y a des dizaines de centres d’entraînement. Il y a les meilleurs coureurs du monde qui passent par ici. Franchement, cela court tout le temps ici. J’avais vraiment envie de le faire une fois dans ma vie. Sur les réseaux sociaux, j’ai vu passer des publications du centre Run’ix qui est géré par des Français. Cela m’a donc facilité les contacts".

Sur place, le Tournaisien est accompagné d’Élise Vanderelst et de son coach, Raymond Castiaux. "On reste 24 jours sur place, jusqu’au 5 janvier. C’est tout juste 10 jours avant les 10 km de Valence. On s’entraîne deux fois par jours. Le matin, il fait assez chaud. Si on doit aller en piste, on part assez tôt. Vers les 7h du matin. Si on fait un entraînement plus calme ou de fond, on démarre vers 9 h. Sur le temps de midi, on partage le repas sur le centre. Il y a aussi bien des coureurs pros que des simples amateurs. L’ambiance est vraiment chouette. L’après-midi, on part quasiment à chaque fois pour un second entraînement. Comme on est à 2 400 mètres d’altitude, il m’a fallu un petit temps d’adaptation. Mais l’objectif est vraiment de mettre du volume afin d’avoir le fond pour le début de saison. On tourne entre 150 et 180 km de course par semaine".

Une aventure humaine

Iten propose aussi plusieurs possibilités de réaliser un peu de tourisme. "Il y a des safaris, de très belles balades à faire avec de beaux panoramas… J’en profiterais peut-être lors d’une après-midi de libre. Mais j’avoue que vu la difficulté des journées, on se couche assez rapidement après le repas du soir prévu à 19 h. À 21h voire à 20 h, je suis au lit tellement je suis cuit. Je suis là avant tout pour l’entraînement".

Mais cela n’empêche pas Thaddée Adam de profiter de l’ambiance si particulière qui règne dans ce lieu symbolique. "D’habitude, je n’aime pas trop courir avec mon téléphone. Cela me gêne plus qu’autre chose. Mais ici, il se passe des choses tellement énormes que cela vaut la peine de les immortaliser. (NDLR: vous pouvez admirer quelques photos et vidéos sur le compte Instagram de l’athlète: thaddee.adam). Autant que sportive, c’est aussi une belle aventure humaine. C’est enrichissant. La région est assez pauvre mais on ne le ressent pas dans la population. Les autochtones adorent partager avec nous quand on court, surtout les enfants. La mentalité est très positive. On essaie de leur rendre comme on peut".

Il vise le championnat national du semi

Grâce à ce stage intense, l’habitant de la cité de Clovis espère vivre un début 2023 riche en résultats. " Le premier gros objectif, ce sera les 10 km de Valence qui ont lieu le 15 janvier. Le but sera d’y descendre sous les 29 minutes (NDLR: son actuel record est de 29’01). Ensuite, il y aura le semi-marathon de Séville le 29 janvier. Pour le reste, on verra selon la forme et selon les événements que l’on propose à mon manager. Mais je vais avant tout me concentrer sur les courses de 10 000 mètres.

Après, je repartirai peut-être sur une nouvelle petite préparation avant d’envisager le championnat de Belgique de semi-marathon. L’année dernière, j’avais terminé en 3 e position. J’espère faire aussi bien, voire mieux. La saison d’été tournera autour des 5 000 mètres ", conclut le Tournaisien qui compte bien profiter à fond de ces derniers jours au Kenya. Même si cela engendre des sacrifices. Comme celui de fêter le passage à l’an neuf loin des siens." Mais cela fait partie du job ".

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...