« Jouer à la pétanque ou au Scrabble »

Quand David Bourlard demande de se mettre un peu à l’écart pour évoquer le match à chaud, c’est que, souvent, il va être un peu acerbe. " Mon sentiment ? Je suis content, déçu et en colère, tous ça en même temps, disait le coach athois. Content de ne pas avoir encaissé, déçu de ne faire qu’un nul alors qu’on est deux de plus sur le terrain et alors qu’on a cinq occasions en première période et quelques-unes encore en seconde, et en colère car j’ai vu des joueurs qui n’étaient pas assez tueurs ce dimanche. À un moment, il faut avoir envie de se montrer plus concernés par ce qu’on fait. Pas seulement à la finition mais dans tous les secteurs de jeu. Il faut arrêter d’évoquer du bout des lèvres quand on fixe un objectif. Non, il faut vouloir plus ! Si on ne le veut pas, alors on joue à la pétanque ou au Scrabble, mais pas au foot ! C’est une question de volonté et de justesse. C’est pour ça qu’on se loupe contre ce Braine-là. Si on avait eu envie de le tuer, on prenait facilement les trois points. "

L.D.

On pensait trouver dans le vestiaire d’en face un coach plus heureux mais il y avait une pointe de déception dans le discours d’Olivier Suray: "On n’était pas bien durant le premier quart d’heure car on avait une équipe remaniée, notamment devant et derrière. Mais Ath n’a pas été si dangereux que ça. Sur de longs ballons surtout ! Puis, on a équilibré les débats et on a obtenu deux grosses occasions via Coulibaly et Buscema pour remporter un match qu’on a fini à neuf. Notre vrai problème reste celui-là: dans les moments décisifs, on ne marque pas ! Déjà la semaine dernière, on s’était créé sept occasions sans trouver l’ouverture contre Saint-Symphorien, le leader. On reste dans le dur au niveau des résultats mais pas au niveau du moral car sinon on n’aurait pas résisté de face à ce Pays Vert en infériorité numérique. On sait où le bât blesse et quand ça commencera à rentrer, alors on fera mal."