Mais où est donc passé l’argent?

Car l’ACFF a annoncé penser à ses clubs en assouplissant les critères pour l’obtention d’un label, chez ces mêmes clubs, certains se sont manifestés pour nous signaler qu’ils auraient préféré un geste bien plus concret.

L.D.

Car la colère se fait sentir chez des clubs labélisés qui n’ont toujours pas perçu les montants qui leur sont dus pour la saison dernière alors que, d’habitude, ils sont versés à la fin décembre. Les 1 000€ pour une étoile, les 5 000 pour deux étoiles et les 10 000 pour trois se font attendre, ce qui, dans le contexte actuel, est difficile à digérer. S’il y a une période où les clubs amateurs ont besoin d’un soutien financier, c’est bien celle que l’on vit actuellement avec des rentrées financières quasi nulles sans buvette ni tournois ni billetterie et des dépenses qui restent d’actualité, comme des formateurs à défrayer, des cotisations à verser à la fédé ou des assurances à payer. Où se situe donc le souci? «C’est la responsabilité de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Ministre des Sports, précise Sylvain Binon. Suite à la pandémie, le budget a été renégocié et décalé. Comme les clubs, on attend un retour pour connaître le montant de l’enveloppe budgétaire.» En attendant, les dindons de la farce sont les clubs à qui on demande des investissements pour être labélisé mais qui doivent attendre la récompense, à un moment où ils en ont besoin.