QUI SONT NOS DIRIGEANTS?| Mario Di Loreto: «Une grande gueule mais un petit cœur»

Qui sont ces dirigeants de club qui composent notre paysage sportif régional? Partons à leur rencontre. Petite visite chez Mario Di Loreto.

Loïc Defoort
QUI SONT NOS DIRIGEANTS?| Mario Di Loreto: «Une grande gueule mais un petit cœur»
Le pouce toujours levé pour le président du Judo Club de Brugelette qui envisage la suite avec le sourire malgré une embêtante crise sanitaire. ©ÉdA – Loïc Defoort

Covid oblige, quand il nous ouvre la porte de son domicile chiévrois, Mario Di Loreto ne serre pas la pince et préfère nous demander, avant d'entreprendre toute autre démarche: «Tu es plus coude ou pied?» Si on avait eu en face de nous un boxeur, on aurait choisi le pied. Mais puisqu'on a affaire à un judoka, on opte plus pour le coude, prétextant que l'on a trop peur qu'il nous place un bon vieux balayage qui nous mettrait les fesses par terre en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire… «Ne te tracasse pas, je suis en mode zen aujourd'hui», réplique le président du Judo Club Brugelette. Tant mieux! «Je suis prêt à me dévoiler. Mais je te préviens tout de suite: avec moi, c'est blanc ou c'est noir; jamais gris!» Blanc comme le judogi qu'il porte depuis 52 ans. Noir comme le charbon qui a dicté le début de vie de cet émigré italien qui ne peut laisser personne indifférent. «Très souvent, on dit qu'on m'aime bien ou pas du tout! C'est peut-être vrai… Mais j'assume!» Tout à fait vrai: Mario assume cette franchise. Quitte à avoir les larmes aux yeux quand il évoque son parcours…