SAUT EN LONGUEUR| Corentin Campener: «L’Euro 2020 à Paris pour finir»

Confinement oblige, prévoir l’avenir est impossible sur un plan sportif. Faire des plans sur la comète n’est dès lors pas à l’ordre du jour pour Corentin Campener.

L.D.

«On ne sait rien; tout est flou. On nous annonce le LBFA à la fin du mois de juin. Mais ça me paraît compromis! Le national pourrait avoir lieu à la fin du mois d’août. Mais c’est aussi à cette période que doivent se dérouler les championnats d’Europe à Paris. Qu’est-ce qui sera maintenu? Impossible à dire! Et si l’Euro a bien lieu, on aura peu de temps devant nous pour valider notre qualification. Personnellement, cela me tracasse parce que j’avais fait de Paris un gros objectif. J’étais à Berlin il y a deux ans. Je suis parti de ma première grande expérience internationale frustré de ma performance. L’Euro en France, à nouveau dans un pays voisin, est l’occasion idéale de revivre un tel événement, avec un vécu derrière, ce qui pourrait faciliter l’approche de la compétition. Je dois aller à 7,95 m pour en être. En temps normal, c’est faisable! Mais là, est-ce que ça le sera? J’espère car j’avais envie de finir ma carrière là-dessus.» C’est qu’à 29 ans, Corentin pense déjà à la fin de sa vie de sportif. «Parce qu’il faut bien que je bosse! J’ai bien sûr envie de continuer mais je ne vis pas et je n’ai jamais vécu grâce à l’athlétisme, explique le diplômé en éducation physique pour qui le report des JO à 2021 pourrait constituer une motivation supplémentaire à continuer. Encore faudrait-il réussir à se qualifier? Ça passe par un saut à 8,22 m – injouable! – ou par une bonne place au ranking mondial. Sûrement un Top 45 ou 50! Il y a deux ans, à l’issue de la saison 2018, j’étais arrivé à la 55e place…» Ça doit donner des idées, non? «Oui, un peu, je dois l’avouer!»