La randonnée du « pigeon voyageur » - Entre 125 et 20 kilomètres - Cyclisme et colombophilie

Cycliste professionnel jusqu’à la fin 2007, Thierry Marichal n’a pas décroché et a poursuivi sa vie de bohème comme directeur sportif.

M.F.
La randonnée du « pigeon voyageur »   - Entre 125 et 20 kilomètres   - Cyclisme et colombophilie
Quand il n’est pas en déplacement, Thierry envoie ses pigeons vers de longues escapades. ©ÉdA – 301234518494

Outre le comité des Picardes, c’est le Cycling Team de la Province du Hainaut qui est maître d’œuvre de la vingt-deuxième Picarde ce dimanche.

Épaulé par de nombreux membres du personnel de la structure provinciale, c'est Thierry Marichal qui gère l'ensemble. Il travaille au départ de la cité George Point depuis l'arrêt de sa carrière cycliste: «Avec la Province, nous mettons sur pied une quinzaine d'événements sportifs par an: des cross, des joggings… Il nous semblait indispensable de marquer notre présence en Hainaut occidental et, depuis trois ans, nous le faisons avec l'organisation d'une Picarde. Et l'expérience nous a prouvé que malgré une date compliquée en pleine période de vacances, cela ne marche pas mal du tout. L'an dernier, je crois quel'on devait être plus ou moins cinq cents à prendre le départ…Comme on annonce du beau temps pour le week-end, j'espère que l'on pourra encore augmenter ce chiffre ou à tout le moins à le stabiliser.»

Déplacement et grand fond

Et si Thierry avoue ne plus être monté sur une bicyclette depuis la fin de sa brillante carrière, il n'en fait pas moins bénéficier les cyclos de sa longue et riche expérience: «En fait, sur tous les circuits proposés, ce sont mes anciennes routes d'entraînement qui sont reproduites… Généralement des artères calmes très adaptées à la pratique du vélo dans des conditions idéales.»

Après avoir tiré sa révérence au peloton «actif», Thierry ne s'en est pas totalement écarté. Immédiatement, il est parti chez Storez où il a commencé «avec les gamins» avant de goûter à des formations devenues Continenta

les et Pro-Continentales. Et début 2015, il a fait un nouveau saut qualitatif en répondant à l’appel de la formation Pro-Tour suisse de IAM.

«J'ai toujours été très pote avec Rik Verbrugghe qui y était et c'est lui qui m'a fait entrer…» Et si l'équipe cessera ses activités fin de la saison, Thierry ne regrette absolument pas cette migration: «C'est fou l'expérience que j'ai pu y engranger. En quelques années, le cyclisme a terriblement évolué et chez IAM, j'ai découvert de nouvelles technologies, de nouveaux modèles d'organisation.»

Celui qui croyait découvrir un Thierry sédentaire à la fin de sa carrière en a été pour son grade. Chaque saison, il quitte son nid de la rue du Saule Pendu pour soixante à septante jours de courses en Belgique et à l'étranger. «Cette année, j'ai ainsi suivi toutes les classiques, Romandie, Bessèges, le Tour de Pologne. Et vont suivre le Tour de Wallonie, le Tour de l'Ain et l'Eneco…»

«Pigeons qui volent…»

Et pour Thierry, qui n'a pas perdu l'habitude de faire et de défaire ses bagages, les longs déplacements à l'étranger sont encore de mise par… procuration avec sa colonie de pigeons qu'il aligne sur le fond et le grand fond: «J'aime les voir partir depuis des destinations que j'ai fréquentées lorsque j'étais coureur…»

Thierry a, avec ses volatiles, de beaux petits succès comme des Top 10 sur Limoges et Saint-Vincent.

Reste à les soigner quand il est en balade professionnelle. Et, là, c'est son papa, Jean-Marie, qui s'en charge. Car la colombophilie est chez les Marichal une affaire de famille. «Mon grand-père, mon arrière-grand-père… la pratiquaient et m'ont donné le virus.»

Six distances seront proposées pour cette 22e Picarde. Une Family Picarde sera d'abord organisée sur un vingt kilomètres facile et ouvert à tous.

Le deuxième itinéraire le plus court développera 42,5 km par Béclers, Maulde, Wasmes, Antoing…

Un 63,1 km poussera jusqu’à Frasnes avec un passage à l’ancien Musée du Tour de France à Œudeghien.

Un 80 passera par Thieulain, Callenelle…

Le 100 ajoutera le Hameau des Papins, le Semenil et la Folie.

Enfin, un 125,5 poussera jusqu’à Ligne, Ormegnies, Tongre…

Accueil: Institut Provincial, 1, rue de la Lys à Tournai de 7 h 30 à 10 h 30.

Comme l'ancien cycliste Joost Desmyter chez qui il a acquis une partie de sa colonie, Thierry aime à souligner les éléments concordants entre colombophilie et cyclisme. «En beaucoup de points, cela répond aux mêmes exigences. Pour mes pigeons, comme pour mes coureurs, il y a les exigences de l'entraînement: une à deux heures par jour pour mes volatiles. Il y a aussi le temps de récupération à respecter après un concours comme après une course difficile. Et il y a également un traitement particulier à ménager au niveau de l'alimentation pour éliminer les toxines, reprendre des calories.»

Enfin, Thierry cite la motivation… Plus difficile à expliquer au niveau de la comparaison. En colombophilie, on sait que les séances de veuvage sont déterminantes. En cyclisme, on ne présente pas l’épouse au coureur en début de Tour en lui promettant de la revoir trois semaines plus tard s’il court bien!

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...