Du rhum, des femmes et des pirates, mille sabords, à BD Rumes

Delaby, Dufaux, Jérémy, Fourquemin, Xavier... et plein d’activités : le festival de bande dessinée rumois frappe déjà fort pour sa première édition.

Du rhum, des femmes et des pirates, mille sabords, à BD Rumes
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Pascal LEPOUTTE

Rumes, capitale régionale de la bande dessinée. Étonnant, non? La figure de proue du festival BD que toute la Wallonie picarde attendait est double: Jérémy Petiqueux, le dessinateur en vogue de Barracuda, habite Taintignies et son «maître», le Tournaisien Philippe Delaby (Murena) a vécu dans l'entité. Partant de ce constat, avec le soutien des deux compères et de Serdu, le troisième larron natif de La Glanerie, Olivier Leroy, Daniel Ghislain et André De Graeve, rejoints par d'autres bénévoles, sont partis à l'abordage des bédéphiles, à qui ils proposent un premier rendez-vous de qualité, ces samedi 1er et 2 dimanche décembre. Ils espéraient réunir deux ou trois auteurs: leurs prétentions ont été revues à la hausse avec six dessinateurs et un scénariste (et non le moindre: Jean Dufaux, l'homme aux quarante séries): «En fait, tous ceux qui ont été sollicités ont répondu positivement, et il s'en est fallu de peu pour que Walthéry accepte notre invitation», explique André. Pas si mini que cela!

Le Français de Bruxelles Philippe Xavier - ses séries Croisade et Conquistador rencontrent un extraordinaire succès - fait, lui aussi, partie ce que l'on appelle La bande à Dufaux. Bruno Gilson (à qui on doit les Walthéries, album collectif d'hommages au papa de Natacha), «on l'a rencontré lors d'un festival et on a sympathisé. Il a été d'accord de venir chez nousTarumbana, «c'est le Rumois Xavier Ortiz, de l'association du Géant qui nous a parlé de ce copain d'enfance. On a aimé son trait dans Le Banni. C'est une des valeurs montantes de la BD belge

Presque voisin, le Lillois François Boucq, annoncé jusqu'en milieu de semaine dernière, ne sera finalement pas là cette année. Mais bien le Laplaignois Xavier Fourquemin (Miss Endicott,) qui publie cet hiver les deux tomes du Train des Orphelins, dont l'intrigue se situe cette fois pendant la deuxième révolution industrielle.

Le rhum? À cause du bar et de sa proximité avec le nom de l’entité. Les pirates en référence aux héros de Jérémy et aux décors. Quant aux femmes, il suffit de tourner les pages d’un album de Delaby, Xavier ou Gilson pour comprendre qu’elles sont la source d’inspiration de nombreux auteurs.