«Les clubs s’interrogent sur le RMP»

Responsable du scouting des adversaires, Quentin Walcarius nous parle de la D2, des équipes qui la composent et de la manière dont est vu le RMP.

Loïc Defoort
«Les clubs s’interrogent sur le RMP»
quentin walcarius ©EdA

Lorsque le RMP a vu le jour, le club – enfin surtout Philippe Saint-Jean! – a fait du scouting des adversaires une véritable nécessité. Un travail fastidieux qui a porté ses fruits puisque celui qui est aujourd'hui directeur sportif à Tubize n'a jamais caché que «la bonne connaissance de l'adversaire était indispensable à la réussite d'une équipe.» Avec une première montée via le tour final et une seconde via un titre de champion, le travail de scouting est assurément très soigné au Canonnier. Pour la troisième année, c'est Quentin Walcarius qui est chargé de tout savoir sur les formations que rencontreront les Hurlus. Aujourd'hui sous les ordres d'Arnaud Dos Santos après deux années passées avec Philippe Saint-Jean, le scout attitré du RMP a déjà visionné bon nombre de rencontres afin de rendre des rapports détaillés sur les premiers adversaires de la saison.

Quentin, vous êtes sûrement le mieux placé pour nous dire tout ce qu’il faut savoir sur la D2 ?

J’ai déjà pu me faire une bonne idée du niveau de plusieurs équipes. Toutefois, je me suis concentré sur les quatre ou cinq premières que l’on doit affronter en ce début de championnat, c’est-à-dire le Brussels, Boussu-Dour, Eupen et Tubize. J’ai pu constater qu’il y a certes une différence de niveau avec la D3 mais je ne suis absolument pas inquiet. On a un noyau large et performant qui a prouvé, lors de la phase préparatoire, qu’il a d’énormes qualités.

Parlez-nous justement des quatre premiers adversaires du RMP…

Le Brussels, je n’ai pas peur de dire que je le connais sur le bout des doigts. J’ai vu cette équipe à l’œuvre à quatre reprises. J’ai ainsi pu produire un rapport de trente pages que j’ai transmis au staff technique. J’y ai décortiqué le profil de chacun des joueurs, leur positionnement sur le terrain, leurs habitudes sur les phases arrêtées, la construction du jeu… On essaie de ne rien laisser au hasard. Tout ce que les entraîneurs ont besoin de savoir sur le Brussels, ils l’ont normalement dans mon rapport. Boussu sera une équipe à suivre. Elle a des ambitions et a une belle ossature globale. Quant à Eupen, je l’ai déjà vu avec ses nouveaux joueurs. Les Germanophones disposent d’un beau style de jeu. C’est jeune, fort techniquement mais que feront-ils durant l’hiver, quand les terrains seront un peu plus difficiles à jouer.

Et Tubize avec Philippe Saint-Jean ?

Avec Dante Brogno, il tente de construire une équipe pour tenir la route. Soit la mayonnaise va prendre et Philippe Saint-Jean continuera sur cette voie-là, soit ça ne va pas marcher comme il l’entend et il va tout changer en cours de saison.

Que disent les clubs dans lesquels vous vous êtes déjà rendus du RMP ?

Étant promu, le RMP n’est pas désigné comme un gros favori mais beaucoup s’attendent à ce qu’il réussisse une belle saison. Le partenariat avec Lille fait pas mal parler même si je n’ai pas l’impression que beaucoup de personnes sachent de quoi il en ressort réellement. Notre effectif est sujet à pas mal d’interrogations. Certains se demandent ce que peuvent valoir les Français que l’on a transférés. Et beaucoup seront surpris...

Arnaud Dos Santos parle une fois du Top 8, une fois du Top 5 voire mieux. Est-il dans le bon selon ce que vous avez vu des adversaires ?

Pour moi, il y aura trois ou quatre équipes devant et un autre peloton de trois ou quatre formations derrière. Puis, il y aura les autres. Le RMP fera à coup sûr partie de l’un de ces deux groupes.