Mouscron: arrêt de travail chez Lantmännen Unibake pour une sanction jugée trop rude

Le dialogue n’est pas rompu du côté de l’avenue de la Métropole mais, en l’attente d’une rencontre avec la direction nationale, ce samedi, le personnel se croise les bras, ce vendredi.

Thomas Turillon
 La tente de la FGTB a été déployée ce vendredi matin et le restera au moins jusqu’à ce samedi matin, moment où le dialogue se prolongera avec la direction nationale de Lantmännen Unibake.
La tente de la FGTB a été déployée ce vendredi matin et le restera au moins jusqu’à ce samedi matin, moment où le dialogue se prolongera avec la direction nationale de Lantmännen Unibake. ©EdA

La boulangerie industrielle Lantmännen Unibake est à l’arrêt. Le personnel a débrayé dans son ensemble, ce vendredi, dans le zoning, par solidarité pour l’un des leurs.

Le motif ? Une sanction estimée comme étant trop rude à l’égard d’un travailleur de l’entreprise également délégué syndical. Un homme ayant vingt ans d’ancienneté irréprochables, semble-t-il, comme le détaille Éric Stragier pour la FGTB HORVAL WAPI.

"Malgré un casier vierge, on lui a mis une mise à pied un samedi et un dimanche, soit l’équivalent de cinq jours de sanction. On lui reproche de l’agressivité au 20/22 octobre.

On a rencontré la direction de l’entreprise de Mouscron, samedi dernier. Au terme de six heures de réunion et malgré les arguments et contre-arguments, elle est restée hermétique. On nous a entendus mais on ne nous a pas forcément écoutés. On a donc indiqué qu’il risquait d’y avoir blocage de l’entreprise…"

Un arrêt propre, ce vendredi, sans gaspillage de la nourriture en cours de production

Cette crainte s’est confirmée ce vendredi à la première heure, dans le respect cependant du bon fonctionnement de l’entreprise, comprenez avec la volonté d’éviter de gaspiller la nourriture produite en ces temps compliqués.

"Le bruit est finalement arrivé jusqu’aux oreilles des travailleurs qui ont décidé de stopper le travail ce vendredi matin. Un arrêt"propre" pour éviter des pertes financières, après la fin des cuissons.

Une assemblée du personnel a été organisée durant deux heures, sans avancée majeure, et personne n’est donc retourné travailler. Notre tonnelle a été montée à 6 heures."

La direction a fait un pas vers nous, à 9 heures. Nous espérons l’apaisement et une conclusion heureuse, ce samedi.

La direction mouscronnoise affiche cependant la volonté d’ouverture et d’apaisement, selon notre interlocuteur qui a apprécié la voir revenir à 9 heures.

"Elle nous a proposé un dialogue avec la direction nationale, ce samedi, puisqu’elle n’était pas disponible ce vendredi. On a accepté puisque nous ne sommes pas hermétiques au dialogue social.

En attendant, les travailleurs ne reprennent pas le travail. On espère voir la situation se décanter et les tensions s’apaiser puisque ce n’est une victoire pour personne", conclut M. Stragier avec qui L’Avenir se réentretiendra ce samedi afin de connaître les avancées du dossier.