Fête Equinoxe, à Mouscron: «Personne n’a vu une seringue à cette soirée»

Dans la foulée de la soirée des Guides, deux plaintes ont été déposées pour des agissements suspects. Voici les éléments de l’enquête.

Thomas Turillon
 Que s’est-il réellement passé à la rue Achille Debacker, le samedi 14 mai? Rien de probant ne ressort de l’enquête.
Que s’est-il réellement passé à la rue Achille Debacker, le samedi 14 mai? Rien de probant ne ressort de l’enquête. ©Com.

Y a-t-il eu de vraies tentatives d’injections d’un produit indétectable par les analyses sanguines ou urinaires ou est-ce un phénomène mondial au travers duquel des plaisantins ont aussi embrayé à Mouscron par simple plaisir malsain de susciter idiotement une psychose, le soir du 14 mai?

C’est une question à laquelle il est aujourd’hui difficile de répondre alors qu’une enquête est ouverte. Il existe cependant des éléments factuels sur lesquels se baser.

Deux plaintes… pour une griffe et un malaise

Le chef de zone de la police de Mouscron a ainsi pu apporter des éléments concrets de réponse suite à l’interpellation de trois conseillers (Rebecca Nuttens — Écolo, Fatima Ahallouch — PS et Marjorie Hinnekens — MR) lors du dernier conseil communal.

L’occasion d’affiner des discours et de contredire des informations erronées diffusées sans la moindre vérification par certains.

Jean-Michel Joseph indique que la soirée Equinoxe fut "le premier écho de cette nouvelle pratique survenue sur un événement à Mouscron", tout en indiquant que deux plaintes ont été actées: "Une plainte, le soir même, pour une griffe sur le bras d’un jeune homme et une autre, le lendemain, pour une jeune femme ne se sentant pas bien" .

Se rendre illico aux urgences et au commissariat

Il précise encore: "Il n’y a aucun élément probant concernant l’usage d’une seringue. Nous sommes en contact avec d’autres zones de police à propos de cette pratique et, sans rien dévoiler, je peux quand même avancer qu’il n’y a rien d’objectif qui ressort" , tout en indiquant qu’il faut continuer à se rendre immédiatement aux urgences pour analyses et à la police.

Pour résumer, "nous ne remettons pas en doute les paroles mais nous n’avons rien objectivé, personne n’a vu une seringue à cette soirée et personne n’a été interpellé" , tout en rappelant que ce qui mobilise surtout ses hommes et ses femmes, "c’est la problématique de l’alcool qui fait beaucoup de ravages, notamment des faits de mœurs..."