Violence policière, rébellion ou les deux?

Un policier mouscronnois et un Tourquennois se sont retrouvés face à la juge Vanessa Laus pour revenir sur une scène de coups.

Violence policière, rébellion ou les deux?
C’est au sein même du commissariat (photo illustration) que se sont déroulés les faits sur lesquels le tribunal s’est penché.
Théo Defranne

Sur les bancs du tribunal, c'est une situation schizophrénique qui s'est présentée, les protagonistes étant tous deux prévenus et parties civiles puisqu'ils s'accusent l'un l'autre. Il faut remonter à la nuit du 1er au 2 septembre 2016 pour comprendre la scène. Alors que sa fille s'est fait agresser sur la Grand-Place de Mouscron, celui que l'on appellera David débarque en furie au commissariat. «Je voulais voir ma fille. Il n'y avait pas moyen de savoir ce qui se passait. La personne à l'accueil m'a ordonné de sortir du commissariat. Il m'a dit de retourner en France et m'a indiqué qu'il me mettrait au cachot. Un autre policier est sorti pour m'interpeller, mais j'ai refusé le menottage. Les policiers m'ont porté des coups de poing et ils m'ont étranglé. S'il y a eu un coup de ma part, c'était involontaire.»