Mouscron : Anaïs Callens dans l’ombre de Cali, Étienne, Johnny…

La Mouscronnoise a l’art de prendre les artistes sur le vif, avec un joli dialogue comme rendu final.

Thomas Turillon

Dans la famille Callens, on aime figer les souvenirs. Le papa était l'imprimeur jouxtant le Marius Staquet. «Son travail d'impression était essentiellement tourné vers la culture. Aujourd'hui, l'imprimerie est toujours là, c'est mon frère qui a repris l'affaire. Le premier a fait de l'offset, le second a suivi l'évolution et il a fait le bon investissement au bon moment en passant au numérique. Mon papa a pris sa retraite, même s'il n'est pas un jour sans qu'il ne descende dans l'atelier, sourit Anaïs Callens. Beaucoup d'artistes venaient à la maison et nous allions également dans leurs ateliers. De là est venue ma passion pour l'art. Alors que mon frère est allé à l'institut Saint-Luc, je suis donc partie étudier à l'académie des Beaux-Arts de Tournai après le collège Sainte-Marie.» Une licence puis une agrégation avec une finalité multimédia permettront à la Mouscronnoise d'être embauchée dans la boîte de communication hurlue Dicton. C'est là que le déclic photographique se produit. «J'y ai travaillé en PAO (Publication assistée par ordinateur) puis au web. Dicton m'a ensuite payé une formation en photographie, à Paris, afin d'étoffer les compétences de la boîte dans les différents services à fournir.»