Il y a 30 ans, Bernard Verhaeghe faisait naître des Hurlus de marbre

Dans son atelier de Ploegsteert, l’artiste s’est remémoré la commande de la Ville de Mouscron pour laquelle il s’activait, voici trois décennies.

Thomas Turillon

Cinq blocs de marbre de Carrare trônent au milieu de la Rénovation urbaine… «C'est probablement parce que j'avais réalisé peu de temps auparavant la sculpture du Mountche à Warneton mais aussi parce que j'étais souvent à Mouscron, à l'époque, notamment en tant que participant du «Festival des arts plastiques» où j'ai remporté un prix à plusieurs reprises, qu'on devait avoir pensé à moi» songe aujourd'hui l'artiste Bernard Verhaeghe qui avait accepté la mission confiée par Jean-Pierre Detremmerie. L'ancien bourgmestre était venu voir l'artiste besognant sur les Hurlus d'un blanc immaculé en août 1987. Voici tout juste trente ans. «À l'époque, j'habitais dans une partie de la ferme de Rozenberg, à Ploegsteert, que je louais. C'est dans la cour de cette ferme que deux des Hurlus ont été sculptés. Les trois autres ont été réalisés dans une ancienne rubanerie de la chaussée de Wervicq, à Comines, qui est remplacée aujourd'hui par le Colruyt. C'était un bâtiment industriel en mauvais état où l'on m'a autorisé à travailler par mauvais temps. J'avais 400 m2 dans cette usine: c'est là que j'ai appris ce qu'était l'espace et la lumière…» continue celui qui travaille désormais dans un espace faisant office de lieu d'expositions et d'atelier construit pour son métier-passion au bout du chemin du Crampon, à Ploegsteert, au cœur d'un parc de sculptures.

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