«Toujours voulu travailler dans le foot»

Le Leuzois Maxime Degouys a intégré le staff médical de l’Excel cette saison. Il profite donc au maximum de cette expérience au haut niveau.

Max. DESUTTER
«Toujours voulu travailler dans le foot»
Maxime Degouys est ravi d’avoir eu l’opportunité de travailler dans un club de D1… Un petit rêve pour le kiné leuzois âgé de 24 ans, en quelque sorte. ©ÉdA – 301633891074

Deux kinés sont présents avec l'Excel à San Roque. D'une part, le Mouscronnois Pierre-Alain Six, déjà présent la saison dernière au sein de l'effectif des Hurlus. D'autre part, on retrouve désormais Maxime Degouys, originaire de Leuze-en-Hainaut qui a entamé une collaboration avec le club de l'Excel. «J'ai fait mes études de kiné durant quatre ans à Condorcet à Tournai, dit le jeune homme âgé de 24 ans. J'ai ensuite aligné des boulots dans des homes, tout en faisant du domicile dans les villages de la région. Ce que je fais d'ailleurs toujours encore aujourd'hui, en parallèle du football. Via un copain, j'ai également eu l'opportunité de rencontrer Jean-François Mbuy (NDRL: le responsable de la cellule médicale de l'Excel) et d'intégrer du coup le J&J Sport Center de Tournai. Le club de Mouscron nous avait déjà contactés la saison dernière mais finalement, les contacts ont juste abouti en juin dernier, pour la saison actuelle.»

Collaborer avec un club de D1 était justement l'objectif pour ce footballeur évoluant à l'échelon provincial. «Après des passages à Lignette, Tournai ou encore la Montkainoise, je joue désormais à Béclers, en troisième provinciale, détaille encore Maxime Degouys. J'ai toujours voulu travailler dans le football aussi. La kiné sportive pouvait par conséquent m'offrir cette opportunité et je suis ravi de l'avoir déjà concrétisée. Tout est finalement venu très rapidement pour moi et j'essaie d'en profiter au maximum. Jusqu'ici tout se passe très bien. On bosse de la bonne manière, car on a très peu de blessés au niveau musculaire.»

«Sympathie et confidences»

Et pourtant, les moyens à disposition ne sont pas énormes: «On sait pertinemment bien qu'il faut fonctionner avec un certain budget et on essaie donc de faire au mieux avec les moyens à disposition, relate l'un des trois kinés travaillant pour l'Excel. Ce qui m'a également fort étonné, ce sont les horaires très intensifs qui impactent beaucoup sur la vie privée. C'est ainsi que tous les jours je suis au foot en réalité…»

Un très gros investissement qui est toutefois compensé par des côtés beaucoup plus agréables malgré tout. «De l'extérieur, je m'attendais un peu à un autre monde, à un environnement assez peu accessible, souligne Maxime Degouys. En fait, les joueurs sont des gens normaux et très sympas. Ils ont certes des exigences, mais ils respectent aussi beaucoup les gens qui sont là pour eux, qui travaillent pour eux, comme nous. Souvent, nous sommes aussi les premiers intermédiaires entre eux et le staff. On parle beaucoup, ils se confient et des messages passent. Il faut juste parfois les freiner et leur faire donc comprendre qu'une bonne guérison nécessite du temps. C'est parfois compliqué.»

«Un stage plus intense»

À San Roque, les kinés sont aussi fortement sollicités: «C'est encore plus intense qu'à Mouscron mais avec le cadre et le soleil cela n'est pas dérangeant pour nous, continue Maxime. En règle générale, nous voyons tous les joueurs durant une heure avant les entraînements et puis en soirée, entre 20 h 30 et 22 h 30, nous enchaînons alors avec toute une série de soins selon les besoins de chacun.»