ADM, le cinquième parti archimotivé

Le cinquième parti à se présenter aux élections a dévoilé les lignes directrices de son programme, hier matin.

Thomas TURILLON
ADM, le cinquième parti archimotivé
Ambition 2000 - élections présentation groupe ©EdA

Dominique Vercruysse, déjà présent au conseil communal dans l'opposition, n'en revient toujours pas. Il se «tâtait » à se représenter aux prochaines communales. Encouragé par certains, il s'est finalement décidé le 31août dernier à «remettre le couvert» comme il dit. C'est ainsi qu'en trois semaines seulement, il a trouvé une vingtaine de candidats convaincus à voir leur nom transparaître sur sa liste d'intérêts communaux A.D.M. «C'est parce qu'on a manqué de temps sinon on aurait pu avoir le double de candidats lorsque j'entends ceux qui viennent me voir» indique l'homme à la fois surpris et heureux des différents témoignages de sympathie et d'encouragement.

Après avoir dévoilé le nom des personnes qui se trouvent à ses côtés au travers d'un communiqué, il présentait hier matin le visage des hommes et des femmes à «L'épicurienne» en la rue de Menin. Un groupe visiblement motivé à offrir une alternative à l'électeur qui se rendra aux urnes, le 14 octobre. Parmi les priorités, on retrouve bien évidemment l'insécurité. Un thème visiblement omniprésent dans toutes les formations politiques. Invité de la conférence, Jean qui, dort toujours dans sa voiture avec son épouse sur le parking du CHM depuis près de deux mois. Pour ADM, sa situation est d'autant plus inadmissible que d'autres «profitent» de logements sociaux. Le parti veut donc s'attaquer à cette inégalité. «Même s'ils ne sont pas toujours aux normes, on veut permettre à des personnes qui nécessitent d'un logement d'urgence de pouvoir y vivre provisoirement, ne serait-ce que quelques mois, en attendant d'en trouver un concret. Cela permet au moins d'avoir une vraie adresse.» Le groupe semble d'autant plus remonté qu'il dénonce certaines personnes qui peuvent jouir de logements alors qu'ils n'en ont pas besoin, comme un Mouscronnois surnommé «Le plumeur de pigeons» qui avait défrayé la chronique voici quelques années en endettant la Ville et qui paie un loyer mensuel de 35€ à la Cité paisible... sans y vivre.

A.D.M. peste aussi sur l'immobilisme qui règne depuis six ans dans la Ville. «Tout ce qui a été concrétisé a été décidé sous l'ère Detrem', estime-t-il, tout en dénonçant des accords entre le cdH et le PS déjà faitz. Si Annick Saudoyer fait un meilleur score que Christiane Vienne, rien ne changera. Si c'est l'inverse, tout peut être remis en cause...»

Parmi les priorités, le groupe veut enfin rendre Mouscron aux Mouscronnois: permettre aux jeunes hurlus de trouver du travail chez eux, que les Français ne soient plus présents en majorité dans certaines écoles mouscronnoises «même s'ils restent les bienvenus mais de pas de manières disproportionnée...»