La Gestion Centre-Ville prépare l'après Sébastien Detremmerie

Un nouveau conseil d'administration de la Gestion Centre-Ville vient de se tenir. L'important est d'assainir toute l'asbl.

Thomas Turillon
La Gestion Centre-Ville prépare l'après Sébastien Detremmerie
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La Gestion Centre-Ville est une énième affaire qui entache la Ville. Le député wallon, Jean-Luc Crucke, est même intervenu lundi au Parlement wallon pour évoquer ce dossier qu'il appelle «La gestion des centres-villes et la dérive mouscronnoise». Une intervention inutile selon Jean-Albert Deltenre, président de l'asbl Gestion Centre-Ville de Mouscron : «Cette interpellation a une valeur politique et non utile. C'est une réaction de carabiniers d'Offenbach : on n'a pas besoin de l'interpellation pour nous rendre compte des problèmes. Nous sommes déjà en contact avec les autorités à qui nous rendons des comptes : la Ville, la médecine du travail, etc.» Pour aller plus loin dans cette réflexion, M. Deltenre rappelle que les stewards sont sous contrat de transition professionnelle. Ce qui signifie en d'autres termes que «Detremmerie ou pas Detremmerie à la tête, l'ONEM et le Forem vérifiaient!» Pour mieux avancer dans le dossier, un nouveau conseil d'administration s'est tenu hier matin. Un conseil long et épuisant mais ô combien utile. «Ce que nous cherchons, ce sont des solutions qui nous laissent les mains libres. On a surtout essayé d'être positifs en souhaitant remettre la GCV sur les rails même si elle n'a pas vraiment déraillé. Il y a juste un besoin de la repositionner en tant que partenaire dynamique et indispensable. On souhaiterait par exemple des coopérations plus importantes avec l'Union des Classes Moyennes, le Syndicat d'initiatives, l'association des commerçants, etc. Nous avons aussi évoqué la redéfinition et la répartition des tâches du personnel. Il faudra également mettre en langage clair les interventions des stewards. » En l'absence de Sébastien Detremmerie (toujours sous certificat médical), ces derniers sont actuellement encadrés par trois personnes du conseil d'administration dont M. Deltenre. «Son absence présente quelques difficultés de communication. Les contacts avec les stewards sont néanmoins excellents. » «Il ne peut fuir ses responsabilités» Au cours du conseil d'hier, M. Detremmerie ne s'est toujours pas présenté. Son cas a toutefois été évoqué : «On ne reproche pas à Sébastien d'avoir mal fait. La routine seule est ce qui a causé les problèmes. Nous devons néanmoins l'entendre puisqu'il y a des examinations sérieuses. Il y a nécessité de faire la lumière sur une série de reproches. Nous savons qu'il n'est pas contre le fait de nous rencontrer. De toute façon, il ne peut pas fuir ses responsabilités...» Avec ces vagues depuis des semaines, M. Deltenre est quasiment sûr que M. Detremmerie ne regagnera jamais son poste : «Je ne pense pas qu'il le souhaite. Imaginez qu'on dise qu'il revient le 1er mars : tous les médias seront devant la porte de la GCV pour lui demander s'il a détourné de l'argent, s'il était vraiment malade, etc. Ce n'est pas une situation à vivre!»

Une deuxième lettre anonyme est arrivée!

De là à parler d'un acharnement sur le clan Detremmerie, il n'y a qu'un pas. Pas besoin de le suggérer à M. Deltenre pour qu'il donne sa vision : «Rien ne permet de dire que des politiciens veulent la peau de la famille Detremmerie et qu'il y a une volonté de lui nuire. Quant à la lettre anonyme arrivée, elle a presque constitué un obstacle à la recherche de la vérité. Ce document a enlevé beaucoup de crédibilité aux reproches vicieux. J'ai d'ailleurs déjà pu démentir deux points ».

Notez qu'une seconde lettre tout aussi anonyme est arrivée. M. Deltenre lui donne encore moins de crédibilité puisqu'il la décrit comme «délirante» . «Les deux documents nous font penser qu'on en veut à la fois à la famille Detremmerie et à la Gestion Centre-Ville, raison pour laquelle nous ne pensons pas qu'ils ont été envoyés par des personnes de la GCV. C'est plutôt quelqu'un qui en veut pour des raisons historiques.»