Logements sociaux : un vrai plan

Les communes sans politique sociale de logement seront financièrement sanctionnées. Un incitatif important pour Lessines.

Fanny GERRAERTS

262 candidats sont inscrits pour l’obtention d’un logement social à Lessines. Les logements à leur proposer manquent cruellement. La commune n’atteint actuellement même pas les 2% de logements publics, alors qu’elle devrait tendre vers les 10%. Chacun a encore en mémoire le plan d’ancrage 2012-2013, pour lequel la commune avait rendu une copie vierge: zéro projets à proposer. Si elle avait poursuivi sur cette lancée pour celui 2014-2016, elle risquait de devoir payer une sanction de 10 000€ par an et par logement manquant. Un incitatif suffisamment fort pour rendre un dossier dûment complété cette fois.

Vingt-neuf logements en projet

Véronique Reignier, nouvelle échevine du logement (PS), met plusieurs fers au feu. «Nous sommes tenus par la Région wallonne de réaliser vingt-neuf logements sociaux, dont dix-neuf subsidiés. Nous avons travaillé avec l'Habitat du Pays Vert pour présenter trois projets. »

Le premier prévoit la réhabilitation d’un chancre proche de la Grand-Place, à l’angle de la rue de Grammont et de la ruelle de la Reinette. Après acquisition et démolition des garages adjacents, trois appartements de deux chambres y seraient construits par la Ville.

À Houraing, au coin de l’avenue Astrid et de la rue Victor Lepot, un immeuble de quatorze logements pourrait être érigé par l’Habitat du Pays Vert. Cette esquisse avait déjà été présentée lors d’un appel à projet exceptionnel en février 2013, mais n’avait pas été retenue par la RW. Elle est cette fois soumise dans le cadre du plan de logement.

Le projet comprend notamment au rez-de-chaussée des logements réservés aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’un espace citoyen/maison de quartier, mieux adapté aux besoins d’«Animados».

Le déménagement de ce service communal pour les jeunes permettrait de libérer le bâtiment qu’il occupe actuellement, sur la place Joseph Wauters.

Celui-ci serait rasé afin de permettre la construction du troisième projet. Douze logements sociaux, dont quatre PMR, y seraient implantés, avec une possibilité d’extension sur le terrain communal à l’arrière de l’école.

«Nous disposons encore d'autres terrains dans ce quartier, qui pourraient être valorisés en jardin collectif, par exemple », note l'échevine.

Par ailleurs, les terrains du «Grand champs», au Chemin d’Ath, propriétés de l’Habitat du Pays Vert, pourront accueillir dix-neuf maisons sociales acquisitives. Ce projet remonte à de nombreuses années mais n’avait pu que partiellement être mis en œuvre à cause de la présence d’une ligne à haute tension. Les habitations seront finalement reculées pour ne pas se trouver sous celle-ci.