État de la N60 à Anvaing: «Courage à toi et à tes collègues politiques»

Même au niveau du SPW, certains semblent désespérés par le manque de moyens dégagés pour réparer la chaussée entre Leuze et Renaix.

Pascal Lepoutte
 Notre photo a été prise avant que le trou près du «Repos de la Montagne» ne soit rebouché. Mais il s’agit là d’une «rustine», pensent de nombreux mandataires frasnois.
Notre photo a été prise avant que le trou près du «Repos de la Montagne» ne soit rebouché. Mais il s’agit là d’une «rustine», pensent de nombreux mandataires frasnois. ©Eda

Lors du dernier conseil communal de Frasnes-lez-Anvaing, Michel Delitte est revenu sur l’état lamentable de la N60 (voir nos précédentes éditions). Le "trou" près du Repos de la Montagne a été rebouché depuis, mais le conseiller HC a écrit au ministre Henry en lui demandant de dégager des subsides afin que le District régional du SPW puisse faire autre chose que des réparations dites "de rustine". Il écrit notamment ceci: " J’ai bien lu que deux millions d’euros ont déjà été attribués pour réparer les tronçons Leuze – A8 et Renaix – Dergneau. Aussi, au vu de la fréquentation sans cesse croissante de cette N60 entre Renaix et Leuze et vice-versa (et surtout au niveau de la montée de l’A8), afin d’éviter qu’un jour il y ait un accident grave, il est urgent qu’une fois pour toutes cette route fasse l’objet d’une attention toute particulière, et réparée en profondeur entre Dergneau et le début des quatre bandes à Anvaing (au lieu-dit du Repos de la Montagne). J’ajouterai aussi que cet état pitoyable de la route a aussi de graves et dangereuses conséquences pour les usagers faibles (gravillons et morceaux de bitume ou béton sur les bas-côtés). "

L’échevin des Travaux André Duthy donne, lui, lecture d’un mail qu’il a adressée le 16 mai (avant que ne surviennent deux accidents) à divers responsables du SPW, en demandant une solution pérenne afin d’éviter qu’un accident plus grave encore arrive à cet endroit. Et voici la réponse étonnante qu’il a reçue depuis: " N60? Perso, je ne connais plus. Fatigué de me battre. Courage à toi et à tes collègues politiques… "

Des propos sans doute tenus sous le coup du découragement, mais qui ont choqué l’assemblée.: " Les autres, à un niveau supérieur, n’ont pas même répondu… "

Pour Michel Delitte, " il n’y a rien à faire. Il faut aller secouer le cocotier en haut."