Frasnes-lez-Anvaing: un dialogue constructif entre les syndicats et les autorités communales

Après un arrêt de travail vendredi et une réunion avec la bourgmestre ce mardi matin, les syndicats ont décidé de maintenir le préavis de grève si rien ne change le 1er mars.

Margaux Piron
Frasnes-lez-Anvaing: un dialogue constructif entre les syndicats et les autorités communales
Suite à la rencontre avec la bourgmestre, Pascal Douliez, le secrétaire régional intersectoriel CGSP a réuni les membres pour leur faire part des promesses des autorités communales. ©M.P.

Vendredi dernier, une cinquantaine de grévistes de la CGSP bloquaient les portes de l’administration communale de Frasnes-lez-Anvaing. Ces derniers réclament l’amélioration des conditions de travail au sein l’administration communale et le hall technique Facofran.

Ce mardi matin, une réunion se tenait entre la bourgmestre Carine De Saint Martin et les trois couleurs syndicales afin de dialoguer sur la problématique des deux structures.

Après avoir écouté les solutions des autorités communales, les syndicats attendent au plus vite du changement. "La commune s'est engagée à suivre ce dossier de très près", précise Pascal Douliez, secrétaire régional intersectoriel CGSP. "Une nouvelle réunion sera organisée le 1er mars concernant les conditions de travail et les évolutions. À l'heure d'aujourd'hui, nous voulons déjà que des solutions soient trouvées. Notamment, la mise en place de boîtes de secours dans les camions et les dépôts des ouvriers communaux. Cela peut être traité instantanément. Nous maintiendrons le préavis de grève si rien ne change le 1er mars".

Pour la bourgmestre Carine de Saint-Martin, la réunion de ce mardi s’est relativement bien passée tout en étant constructive.

"Au niveau de l'Hôtel de Ville, où le système de climatisation et de chauffage est défaillant et où des taches de moisissures se manifestent, nous avons montré nos interventions auprès d'une firme qui viendra faire l'état des lieux", explique la bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing.

"En ce qui concerne Facofran, la médecine du travail interviendra pour dresser un rapport. Un budget est également prévu à l’ordinaire sur la question des vestiaires et le nettoyage des vêtements des ouvriers. Pour ce qui est des douches, il faut attendre le rapport de la médecine du travail."

«Une attitude dédaigneuse»

Pour rappel, cette grève se tenant vendredi dernier avait pour but de sensibiliser les autorités communales sur certaines problématiques. Notamment, la présence de moisissure et d’amiante sur le site Facofran, l’absence de douche et bien d’autres inconforts au sein du hall technique.

À la suite de la grève, Pascal Douliez (CGSP) n'a pas hésité à donner ses impressions de cette action de grève à travers un communiqué. "Les autorités présentes sur place, lors de l'action de grève (bourgmestre, président de CPAS, échevin du personnel) ont adopté une attitude dédaigneuse".

"Dire que la porte de la bourgmestre est toujours ouverte et que les permanents que nous sommes ne l'ont jamais franchi est vraiment d'une mauvaise foi insupportable. Si envoyer un huissier de justice sur un piquet de grève est pour elle du dialogue social alors nous préférons qu'elle ferme sa porte à double tour", poursuit le secrétaire régional intersectoriel CGSP.

"Pour rappel, lorsque ce genre de problème se pose, il est inenvisageable de les régler de manière informelle car cela rendrait caduque les décisions prises sur un plan légal. En effet, la loi impose que ce genre de débat se fasse en présence de toutes les organisations syndicales représentatives après convocation de la présidente du comité de négociation qu'est le ou la bourgmestre en place. Quant à nous, nous avons respecté la procédure à travers un courrier revendicatif de notre part; courrier resté sans réponse de l'autorité. D'ailleurs, la bourgmestre a reconnu ce manquement lorsque nous l'avons croisée vendredi dernier. À ce jour, nous nous montrerons vigilants sur les engagements des autorités communales", a conclu Pascal Douliez.