De l'amiante-ciment dans les conduites d’eau de Frasnes

L'entité détiendrait le record avec 81% de conduites d'eau concernées par cette problématique.

M.P.
De l'amiante-ciment dans les conduites d’eau de Frasnes

Un des épisodes de l’émission de la RTBF, #Investigation, avait pour titre: "Amiante dans l’eau potable: un danger négligé?". Cette émission démontrait qu’il existerait encore 3.000 km de conduite d’eau en amiante-ciment en Belgique.

Pour rappel, l'amiante est un ensemble de silicates fibreux résistants au feu et peut constituer un vrai danger pour la santé. Si on le scie, le ponce, le rabote ou le démousse, l'amiante devient alors respirable et se glisse jusque dans les alvéoles pulmonaires. C'est pourquoi l'amiante est interdit en Belgique depuis 1998. Largement utilisé avant cela, il n'est pas rare d'encore en retrouver dans les bâtiments.

Lors de cet épisode, l’exemple de la commune de Frasnes-lez-Anvaing a été soulevé puisque le réseau communal, selon l’émission, est constitué de 81% de canalisation en amiante-ciment, ce que l'ensemble du conseil communal ignorait. Le Collège communal, interpellé par cette émission, prendra contact avec la SWDE afin de pouvoir obtenir les réponses aux interrogations que soulève la diffusion de cet épisode et décidera s’il sollicite une expertise indépendante.

En ce qui concerne le parti Écolo, ce dernier se montre interloqué et a ainsi demandé un point supplémentaire à l'ordre du jour du conseil communal qui aura lieu le 8 février prochain. "Étonnée et inquiète par le reportage,; le parti souhaite des informations précises. Nous souhaitons et proposons la réalisation d'analyses de l'eau par plusieurs prélèvements. Un prélèvement au minimum par village. Soit, 13 au minimum. À priori au coût unitaire de 200€. C'est un coût manifestement très faible à intégrer dans le budget 2022", a indiqué Marie-Colline Leroy.

Également préoccupé par cette annonce, Michel Delitte (Horizon Citoyen) a pris l'initiative d'envoyer un courrier auprès de la SWDE afin d'obtenir des réponses à ses questions. " Pour éclairer les citoyens, je viens vers vous avec quelques interrogations. Y a-t-il une raison, décision, du passé pour que notre entité soit celle qui détient le record avec 81% de conduites concernées par cette problématique? Les différences du pourcentage de conduites concernées entre les communes wallonnes font-elles suite à des décisions locales éventuelles du passé? Est-ce que ces conduites sont absolument sans danger pour la population? Est-ce qu'un plan est prévu pour leur remplacement? Si oui, avec quel échéancier ?"Des informations supplémentaires devraient donc tomber lors du prochain conseil communal ..