Il a troqué le violon contre un sommelier

Difficile de faire plus belge que Simon De Tavernier: né d’un papa flamand et d’une maman wallonne («une Frasnoise pure souche »), il a fait ses premiers pas derrière les fourneaux à Bruxelles, avec sa mamie.

P.L.
Il a troqué le violon contre un sommelier
Tout petit, Simon De Tavernier aidait déjà sa grand-mère à préparer des croquettes. ©Com

«Après le décès de sa femme, que je n’ai pas connue, mon grand-père s’est remarié et le couple a quitté le pays des Collines pour s’installer à Jette.» C’est donc celle qu’il considère comme sa grand-mère qui a donné à Simon, alors haut comme trois pommes, cet amour pour la bonne chère: «je l’aidais tout le temps en cuisine, notamment lors des repas de famille, à Noël… Et quand je restais loger, le matin, je leur préparais que couques au chocolat au four et je leur servais du jus… » Parfait bilingue, celui qui habite désormais à Renaix a effectué toute sa scolarité en Flandre: après ses primaires, il a entamé des études artistiques à Laeken, avant de rejoindre l’école hôtelière Stella Matutina, à Michelbeke. «Alors que j’étais encore à l’école de musique, à 14 ans et demi, je travaillais déjà dans la brasserie De Acte à Renaix, puis j’ai gravi tous les échelons au niveau du service, du bar au restaurant étoilé. J’ai décidé de me lancer à fond ». Il avait rejoint dès la cinquième secondaire l’équipe du Château du Mylord: « Ils m’ont d’abord mis à la porte d’entrée pour accueillir et raccompagner les clients. mais très vite, j’ai demandé à Carlo, le maître d’hôtel, de pouvoir servir au bar. Le reste a suivi: pain, vin, eau, service, découpe de desserts, etc.»