«J’ai pris conscience de la valeur affective du picard à mes yeux»

Vous écrivez en langue française depuis 30 ans. Est-ce différent d’écrire en picard?

«J’ai pris conscience de la valeur affective du picard à mes yeux»
Michelle Fourez sera la marraine de la prochaine édition de «Tournai la page».

Oui, quand j’écris en picard, le travail est moins long (car les textes plus courts) et ma plume peut être un peu plus légère. Mais je me refuse à tomber dans le travers de vouloir écrire en langue picarde pour provoquer le rire. Le texte primé à Amiens recèle bien de la sensibilité. J’ai aussi gagné le premier prix à «Un auteur, une voix», concours organisé par Vivacité, avec un texte dur, l’histoire d’une femme sourde.