Amiante : paroles, paroles !

En septembre 2007, la ministre Maria Arena, interpellée à propos de la réfection des bâtiments scolaire,s déclarait avoir lancé une vaste opération de partenariat public privé, censée permettre de réaliser des investissements de l'ordre d'un milliard d'euros dont une partie sera affectée au remplacement des RTG: « Pas de simplisme disait-elle, en 2007 c'est un projet compliqué qui progresse réellement mais sans sensationnalisme et qui aboutira à des projets concrets sous cette législature. J'espère que mon successeur aura l'amabilité de reconnaître qu'il aura hérité d'une situation plus confortable que celle que j'ai trouvée.

À la lecture de cette déclaration, le sang du député libéral frasnois n'a fait qu'un tour. Pour Jean-Luc Crucke, parfois, les responsables politiques feraient mieux de se taire afin de ne pas décrédibiliser la classe politique. « Il n'y a pas d'argent à la Communauté française, martèle le député. Au rythme où nous sommes partis, 10 000 000 d'euros d'investissement par an alors que la demande globale avoisine les 360 000 000 d'euros il faudra 36 ans pour remplacer les vieux bâtiments RTG. » Et Jean-Luc Crucke d'inciter le nouveau ministre Jean-Marc Nollet à taper sur la table afin de faire de ce dossier une priorité : « Le gouvernement ne vous donne pas les moyens de votre politique ! »