Rudy Demotte a remis les clefs de Flobecq à son bourgmestre en titre

Rudy Demotte démissionne de ses fonctions flobecquoises. Pour Philippe Mettens, terminé le «f.f.» : il est dorénavant bourgmestre.

Fanny Geeraerts
Rudy Demotte a remis les clefs de Flobecq à son bourgmestre en titre
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La véritable séance «d'intronisation» flobecquoise n'avait pas lieu vendredi soir, mais bien hier matin, avec la «remise des clefs» de la ville par Rudy Demotte à Philippe Mettens.

Le premier, ministre-président wallon et bourgmestre empêché de Flobecq, quittera prochainement, comme annoncé depuis plusieurs mois, la cité de saint Antoine pour celle des Cinq clochers. Devant de nombreux «amis» politiques flobecquois et tournaisiens (tant Christian Massy, bourgmestre, que Paul-Olivier Delannoy, annoncé comme le futur «bourgmestre faisant fonction»), Rudy Demotte a souhaité quitter son siège mayoral dès ce début d'année.

«Je n'ai pas l'intention de vous adresser un au revoir qui n'aurait pas de raison d'être. Mais j'ai choisi de poursuivre mon combat politique à Tournai, capital de la Wallonie picarde. Et ce, non pas au détriment d'autres communes, mais pour défendre l'ensemble de la Wallonie picarde.

Le moment est donc venu pour moi de tirer les conséquences logiques de mes choix. Lors des dernières élections communales, la liste PS de Flobecq a récolté presque 52 % des suffrages. Flobecq a besoin d'un bourgmestre effectif pour préparer l'après 2012. Je voudrais rendre justice au bourgmestre faisant fonction depuis tant d'années, Philippe Mettens, et à l'ensemble du collège. Je démissionne dès à présent de mes fonctions de membre du collège de Flobecq et de bourgmestre. Je vais donc remettre les clefs de la commune à mes amis. L'aventure continue avec la même flamme.

»

D'un bourgmestre à l'autre

Philippe Mettens s'est donc (un peu à contre coeur) prêté au jeu public de la passation de pouvoirs, voulu par son influent «prédécesseur». Et même à celui des discours, pour rappeler que, finalement, rien ne changera vraiment.

«Il est vrai, vous l'avouerez, que mon titre n'est pas facile. Cette allusion permanente à un volatile qui suscite la convoitise des chasseurs : «faisan». Pas terrible.

Mais enfin, il y a «fonction». et qui dit «fonction», dit «action», dit «mouvement». Et moi, ça me va.

»

En effet, sur la terre des Collines, le nouveau «bourgmestre en titre» n'a pas grand-chose à envier à son ex-colistier en terme de popularité. Le patron de la politique scientifique fédérale est un homme de terrain, et ses citoyens le lui rendent bien.

«Nous ne sommes en réalité, ni «en titre», ni «en fonction». On ne devient mayeur que parce que nos concitoyens nous reconnaissent comme tels.

Si au terme de cette symbolique passation de clé, je devais recevoir un titre, croyez bien qu'à mes yeux, le plus important c'est celui d'être en fonction.

»