Les secrets du moine Antonin

Le moine Antonin est une des grandes figures de l'intronisation des Compagnons de St-Antoine. Jean-Pierre Delhaye passe le relais à Oscar Lansfort.

Audrey Ronlez

L'intronisation des Compagnons de St-Antoine est sans conteste un moment phare des Antoniades. Ce véritable spectacle, attendu des spectateurs mais certainement redouté par les futurs intronisés, permet de mettre à l'honneur des personnalités marquantes du village de Flobecq ou du paysage politique et culturel wallon et bruxellois.

Pour faire partie de la grande famille des Compagnons de St-Antoine, rien de bien compliqué... en apparence ! Chaque candidat doit, en effet se plier à une épreuve choisie en secret par Xavier Sourdeau. Dans le rôle de Boris, ce dernier n'hésite pas à mettre les intronisés dans des situations aussi cocasses que délirantes. C'est sans compter sur les réactions puritaines de son compagnon de scène, le moine Antonin. Ce duo hors du commun délecte le public de ses oppositions hilarantes.

Antonin, finalement, c'est le seul qui reste sérieux et austère sur cette scène où se mêlent fous-rires et quiproquos. Le rôle de ce moine ermite, depuis la création des Antoniades en 2001, était tenu par Jean-Pierre Delhaye. Cette année, il passe le bâton de pèlerin à Oscar Lansfort. Les deux hommes se connaissent et s'apprécient. Ensemble, ils essayent de trouver le chemin que prendra Antonin cette année, tout en se souvenant des anecdotes du passé. Pour Jean-Pierre, aucuns regrets, « il y avait toujours une excellente ambiance au sein de l'équipe et avec les intronisés. Ce sont vraiment de très bons souvenirs. Malgré cela, il faut un renouvellement. J'ai joué Antonin durant sept années et pour moi, il était temps de passer le flambeau. »

Dans le chef d'Oscar Lansfort, pas encore de souvenirs sur scène. Seules la fierté et les appréhensions de « la première fois » sont d'actualité. « Je ne sais vraiment pas comment cela va se passer. Il n'y a eu que Jean-Pierre dans ce rôle avant moi. Je suis très fier de pouvoir lui succéder mais je ne sais pas encore quel moine Antonin je serai vendredi. » Une seule chose est certaine, Antonin portera des sandales sur des pieds nus. Détail que Jean-Pierre Delhaye n'a jamais osé mettre en pratique à cause du froid. Serons-nous dès lors confrontés à un ermite plus téméraire ? Rien n'est moins sûr.

Un autre convive viendra rejoindre les rangs des présentateurs. Dominique Watrin, chroniqueur humoristique des « Insolents », ne manquera pas de pimenter les débats sur le sort des futurs intronisés.