L'esprit de Noël sur le Conseil...

Le Conseil communal a été aussi rapide que consensuel. Pour Flobecq, 2008 sera placé sous le signe de l'ouverture et de la solidarité.

Audrey Ronlez

Le conseil communal de fin d'année est souvent nécessaire pour donner approbation à certains dossiers essentiels à la continuité des activités communales.

À Flobecq, c'est aussi l'occasion de donner un rayonnement plus large à l'esprit de Noël et à l'action communale sur la scène internationale.

À la solidarité en faveur du peuple tibétain, de la Birmanie et de Madagascar, vient s'ajouter un projet de coopération avec le Sud-Kivu, province de République démocratique du Congo.

Soucieux de s'investir dans une démarche de partenariats Nord/Sud en matière de réinsertion socioprofessionnelle, la commune veut partir de son expérience de formation aux métiers horticoles pour développer un projet similaire dans la région de Bukavu.

En effet, la valorisation des plantes médicinales a, depuis longtemps, été liée à l'histoire de la commune de Flobecq. Pour Philippe Mettens, autant en faire profiter des régions moins favorisées du monde.

Cette vieille tradition de culture de plantes médicinales à Flobecq, avait atteint son paroxysme dans les années 30 mais ne représente pourtant plus aujourd'hui, qu'une faible activité.

La création d'une Maison des plantes médicinales au sein de la commune témoigne pourtant de la volonté de réhabiliter cette activité. À travers elle, Flobecq s'inscrit dans un projet d'insertion socioprofessionnelle par la valorisation de la production de plantes médicinales et la formation aux métiers horticoles qui répond à un besoin spécifique, dans une région géographiquement isolée des lieux de formation existants.

Trois objectifs

Le projet de partenariat poursuivra donc trois objectifs : économique, environnemental et social.

1. L'économie. Par la mise en place d'une coopérative de vente des plantes médicinales et maraîchères, il s'agit d'apporter une nouvelle dimension dans les modes de production et de consommation, afin de développer un commerce local et de lutter contre la pauvreté et la faim.

2. L'environnement. Par la formation, le but est d'éduquer les jeunes à la question environnementale. Ceci, afin de protéger la biodiversité, de lutter contre le déboisement, contre l'érosion des terres cultivables, et avant tout de promouvoir une agriculture respectueuse de l'environnement.

3. Le social. La culture des plantes médicinales, permettra de développer l'accès aux soins de santé et de lutter contre la pauvreté et la faim. La formation garantit l'accès à l'éducation pour lutter contre l'exclusion et améliorer les conditions de vie des enfants et de la population au sens large.

Voilà un projet qui met majorité et opposition sur la même longueur d'onde. Tous les conseillers ont en effet salué cette initiative par un accord de principe. La féerie de Noël semble opérer... en faveur de l'Afrique.