La route bilingue du comte d'Egmont

Des amoureux de l'Histoire et du patrimoine proposent de créer une route touristique entre Flandre et Wallonie, sur les traces du comte d'Egmont.

Audrey Ronlez

Une dizaine de personnes, issues du Pays des Collines voudraient instaurer une nouvelle forme de collaboration entre l es Régions linguistiques de Flandre et de Wallonie. Pour y parvenir, ils veulent créer un projet commun et mettre sur pied une route touristique et historique reliant les Ardennes flamandes et le Pays des Collines.

Pour eux, le lien entre ces régions, presque semblables au niveau géologique, est la figure marquante du comte Lamoral d'Egmont. Né à La Hamaide en 1522, il a été inhumé à Zottegem au lendemain de sa décapitation à Bruxelles, le 5 juin 1568.

«De nombreux vestiges de sa vie et de son passage sont présents dans les villes et villages entre son berceau et son cimetière», développe Guy Van Gansbeke, un des fondateurs du projet. «Cette route permettrait donc une belle liaison entre la Nature, l'Homme et l'Histoire. C'est également une bonne manière de découvrir l'art et le folklore local.»

Pour les néerlandophones et les francophones à la base de cette proposition, cette période est particulièrement intéressante pour la réalisation du projet.

Tout d'abord, ils tiennent à montrer que l'on peut faire quelque chose de beau, ensemble, à l'heure où la Belgique est en difficulté au niveau communautaire. Il faut dire que là aussi, le comte d'Egmont leur montre la voie à suivre. Grande figure de conciliation et d'humanisme, il semble leur donner l'exemple.

De plus, au mois de juin 2008, on fêtera le 440e anniversaire de la mort du comte. Un bon moment, à l'ouverture de la saison d'été, pour inaugurer le projet.

Mais, d'ici là, il reste encore beaucoup de travail. Cette route n'est pas encore réellement mise en place. Ce ne sera qu'au début de l'année que le projet de route sera présenté aux différentes administrations communales et touristiques concernées. L'idée d'une telle entreprise est, pour ses instigateurs, unique mais surtout utile. Ils y voient la valorisation du patrimoine existant et une forme d'éducation et de développement des zones frontalières entre le nord et le sud du pays.

La route, qui devrait faire à peu près 80 km, n'a toujours pas de nom bien défini. Ses concepteurs pensaient à «La route du comte d'Egmont» ou «Le chemin de la Toison d'Or», dont le comte avait été fait chevalier.

Guy Van Gansbeke 0497 65 02 19.