La journée ordinaire d'un ministre-président

À la Région wallonne, Rudy Demotte revit. Aux Affaires sociales et à la Santé, la lourdeur du devoir avait fini par étouffer la satisfaction de réussir.

Géry Eykerman

En quittant Flobecq vers 7h30, il sait qu'il part pour douze heures au moins, quatorze sans doute. Mais Rudy Demotte ne se plaint pas. Il connaît les horaires, plus terribles encore, des négociateurs. Et puis surtout, la Région wallonne le passionne. Non pas que les Affaires sociales et la Santé ne lui plaisaient pas. Que du contraire. «Mais il y avait une tension permanente, une technicité extrême, dans deux cabinets, et dans deux langues. Avec, je ne vous l'apprends pas, des gens qui n'attendaient qu'une chose : qu'un socialiste francophone se casse la figure...» Ça ne s'est pas produit, mais le PS a quand même, pour d'autres raisons, perdu les dernières élections. Dans le repositionnement du parti qui a suivi, Rudy Demotte a décroché Namur. Mardi, nous l'avons accompagné toute la journée.