Conflit au CPAS: la CSC dénonce une banalisation du comportement du président

La CSC Services Publics déplore la décision de la section locale du parti socialiste d’Estaimpuis de rejeter la motion de méfiance à l’égard du président du CPAS d’Estaimpuis. Elle énumère les griefs reprochés à l’égard de Jean-Michel Nottebaert, dont le comportement a entraîné l’arrêt de travail des assistantes sociales depuis fin septembre.

Conflit au CPAS: la CSC dénonce une banalisation du comportement du président
Installation du conseil communal d’Estaimpuis – Jean-Michel Nottebaert (PS-LB) ©ÉdA

Au lendemain de l'assemblée générale de l'USC Estaimpuis qui a rejeté la motion de méfiance à l'égard du président du CPAS, la CSC Services Publics tient à réagir: "Par cette décision, une majorité des militants socialistes d'Estaimpuis approuve et cautionne le fait que Monsieur Nottebaert puisse, sans aucune raison et retenue, décharger ses accès de colère sur le personnel du CPAS, sans réfléchir aux conséquences psychologiques qui en découlent, et s'octroyer le droit de gérer la gestion administrative du personnel, prérogative de la Directrice générale."

«Tel un Empereur dans son empire»

Dans son communiqué, le syndicat reprend les griefs reprochés au président du CPAS, dont le comportement a entraîné l'arrêt de travail des quatre assistantes sociales. "Il dirige l'administration du CPAS tel un Empereur dans son empire. Il ouvre délibérément du courrier qui ne lui est pas adressé, sans respecter le secret professionnel. Il décide, lui seul, de sa participation aux réunions d'équipe internes à l'administration." La CSC regrette également que par ce comportement, le président "réduise à néant l'ensemble des projets sociaux mis en place depuis de nombreuses années par les travailleurs sociaux et empêche le public fragilisé de la Commune d'Estaimpuis d'obtenir un service de qualité et de proximité adapté aux besoins de la population."

Le syndicat ne peut entendre que ces comportements, reprochés à Jean-Michel Nottebaert, soient banalisés de la sorte. "Depuis plusieurs semaines, des langues se délient pour dénoncer ces agissements qui, malheureusement, ne sont pas isolés et dépassent même le cadre de la politique communale."

Il annonce également qu'il interpellera la fédération de Wallonie picarde de la CSC et les instances supérieures du Parti Socialiste afin qu'une position claire et précise puisse être prise dans cette affaire. "Sans préjuger du moment où les travailleuses reprendront leur poste, nous ne laisserons passer aucun autre fait ou attitude qui empêcherait le personnel d'exercer leur travail de façon libre en regard de la législation relative au bien-être. Tout nouvel écart sera automatiquement dénoncé auprès du ministre de tutelle."