Un blâme pour le bourgmestre d’Estaimpuis, Daniel Senesael

Le maïeur était visé par une plainte d’Écolo pour propagande au sein du bulletin communal.

Arnaud Smars
Un blâme pour le bourgmestre d’Estaimpuis, Daniel Senesael
Le bourgmestre écope d’une sanction plus symbolique qu’autre chose. ©BELGA

Fin novembre dernier, le groupe Écolo, par la personne d'Yves Herpoel, portait plainte auprès de la commission des dépenses électorales du Parlement wallon. L'objet? Une utilisation estimée trop abusive du bulletin communal, l'Estaimpuisien, a des fins électorales. «Nous avons constaté un détournement éhonté des revues communales de septembre et d'octobre au profit des candidats de la liste PS. Alors que dans le même temps, il est interdit aux partis de la minorité de s'y exprimer. La dépense inhérente à la production du bulletin n'a en rien été reprise dans les comptes de campagne du PS», détaillait le parti de l'opposition à l'époque. Les Verts estiment que «cette propagande a eu un effet direct sur les élections du 14 octobre. La pratique est pourtant interdite par le Vade-mecum du Parlement wallon. Il est clairement indiqué qu'il interdit d'utiliser à des fins électorales le bulletin communal publié avec le soutien financier de la commune. Il est dès lors conseillé de veiller à ce que ces publications demeurent purement informatives et soient distribuées de manière politiquement neutre, par exemple sous la signature du directeur général».

Pour prouver leurs accusations, les Écolos avançaient le fait, notamment, que des dizaines de photos des candidats se retrouvaient dans la revue mois après mois. Trois personnes étaient directement visées par la plainte: le bourgmestre Daniel Senesael, le président du CPAS Jean-Michel Nottebaert et le 1er échevin, Quentin Huart.

Le 1er échevin mis hors de cause

Ce mardi, la Commission des dépenses électorales a rendu son verdict dans cette affaire. Cinq sanctions sont possibles dans le cas présent: un rappel à l’ordre, un blâme, une retenue sur les jetons de présence, une suspension de mandant allant d’une semaine à trois mois ou encore une privation du mandat.

Daniel Senesael écope d’un blâme alors que Jean-Michel Nottebaert bénéficie d’un simple rappel à l’ordre. Notons que la plainte envers Quentin Huart a été jugée non-fondée.