« Notre gestion est transparente »

Le président de Nautisport, Philippe Streydio, est formel : la gestion de la régie est transparente. Le comité de direction du complexe sportif ne comprend pas le «jeu» du cdH.

D.D.

«Le rapport d'un réviseur d'entreprise indépendant a été remis sans réserve. Malgré cela, ils parviennent encore à contester notre travail. Pourtant, qui est mieux placé qu'un réviseur mandaté?» lance Pierre Clam, le directeur de Nautisport qui peine à comprendre les attaques répétées du parti humaniste et du libéral Charles Leblanc quant à la gestion de la régie.

«Selon le code de la démocratie, c'est le conseil d'administration qui fait un rapport pour le conseil communal. Or ici on procède de façon inverse» continue Pierre Clam. «Si on continue ainsi, tout le monde pourra faire des rapports sur la gestion mais c'est notre organe qui doit le faire!». Celui-ci s'exaspère de ces querelles politico-politiciennes qui affectent selon lui son travail et l'administration pour rien. «Il faut distinguer administratif et politique. Ici, c'est une guerre politique car au niveau administratif et financier, il n'y a pas de problème». Suite à la demande du cdH en août, les membres du conseil communal ont eu quinze jours pour consulter les documents. «Ceux qui critiquent sont venus à peine une journée en tout pour s'imprégner de la gestion. Un réviseur expert a besoin de semaines…» s'indigne Pierre Clam. «Finalement, en voulant jouer la transparence totale, on demande du travail supplémentaire au personnel. Cette énergie perdue a coûté du temps et a retardé des projets» note Dany Dehandtschutter, administrateur-directeur de la régie. De son côté, Philippe Streydio ne comprend pas que Charles Leblanc ait remis trois rapports différents sur les comptes et la gestion de la taverne. «À chaque fois, il a revu sa position, ce n'est pas très sérieux» souligne-t-il.

D.D.