Un Mouscronnois et une Tournaisienne en finale

Ils n'ont pas foulé la terre battue de Roland Garos, ni gagné l'US Open , mais ils ont tous un point en commun : la passion du tennis.

Alice MARICHAL

De nombreux Hennuyers ainsi que quelques autres fervents manieurs de raquettes venant de toute la Wallonie, ont pu goûter à nouveau au plaisir des coups droits, des revers et des volées, lors du tournoi « Amical Djerba-Hainaut ». Sous un soleil de plomb et une légère brise, les participants ont pu profiter des installations de l'hôtel Mélia Palm Azur, au sein duquel trois terrains avaient été spécialement réservés pour l'occasion. Concurrents sur les courts, mais amis dans la vie, certains n'échangeraient pour rien au monde leur billet pour ce voyage au large de la Tunisie.

Une excellente thérapie

Pourtant, pas le temps de se livrer aux douceurs du farniente ou encore à la fraîcheur de la piscine, dès leur arrivée, les joueurs et joueuses de tennis se sont soumis aux éliminatoires en double mixte. Les vainqueurs ont disputé, le jeudi de la semaine de Toussaint, les quarts de finale en matinée et les demis dans l'après-midi. La finale s'est jouée, quant à elle, le vendredi, avec d'un côté, Johan Ghesquière, Mouscronnois, habitant depuis quelque temps la région de Liège, épaulé par Marie-Rose Maes de Froyennes. De l'autre côté du filet, Diane Dujardin de Nivelles, était soutenue par Michel Browaeys, d'Ellezelles.

Ces derniers se sont finalement inclinés en deux sets, 6-0 et 6-2. « C'est la troisième fois que je perds aux portes de la victoire, souligne Diane Dujardin, mais ce n'est pas grave. J'aurai aimé montrer un meilleur jeu au public, car l'ambiance était extraordinaire et les gens très enthousiastes et sympathiques . » Les deux vainqueurs n'en sont pas à leur premier succès, Johan Ghesquière a déjà remporté le tournoi l'année dernière grâce à un service puissant et une frappe précise. « Le score final est sévère, car c'était un match de qualité, précise le gagnant. Ce qui a certainement fait la différence, c'est que nous avons su négocier les points importants. Tout le monde a une chance de gagner, même avec un bon niveau, j'ai failli être éliminé au premier tour. »

Quant à Marie-Rose Maes, elle est montée sur la première marche du podium, deux années auparavant. « L'important, c'est de partir décontracté, de jouer jusqu'à la dernière balle et d'avoir un peu de chance lors du tirage au sort des partenaires, ajoute Marie-Rose. En tout cas, c'était génial, il y avait une bonne ambiance, c'est une excellente thérapie . » Fin de saison, le Mélia Palm Azur fermera ses portes, afin d'être modernisé, et ce n'est pas sans émotions que les participants et organisateurs ont bouclé leurs bagages. L'année prochaine, ils devront probablement loger dans un nouvel hôtel, après dix années de fidélité. Finalement, peu importe l'endroit et les souvenirs, cette bande de gais lurons continuera à s'amuser dans la joie et la bonne humeur.