Assises du Hainaut: l'accusée aurait agi sous la menace de son époux

La cour d'assises du Hainaut a entamé mardi le procès de Carine Natalino, née en 1966, accusée de tentative d'assassinat sur son amant, D.C., le 3 janvier 2004, à Wodecq (Ellezelles). La victime a été atteinte par trois projectiles, qui ont entraîné une incapacité totale de travail et la perte de l'usage de plusieurs organes.

Interrogée par le président sur l'apparence qu'elle donnait de souscrire au projet de son mari, Philippe Delattre, de tuer D.C., Carine Natalino déclare avoir été menacée: "Je n'aurais jamais fait de mal à D.C." Selon l'accusée, qui affirme avoir agi sous la contrainte, son mari faisait preuve de violences à son égard et envers leurs enfants.

L'avocat de Carine Natalino, Me Franck Discepoli, a brièvement rappelé que le débat serait centré essentiellement sur ce que sa cliente avait fait et uniquement sur cela. Si le président, Francis Jonckheere, a rejoint l'avocat dans son discours, il a cependant précisé que certains gestes ou éléments pouvaient constituer un acte de participation à la perpétration d'un crime.

Un dossier concernant une plainte déposée, en novembre 2003, contre Philippe Delattre au sujet de comportements à caractères sexuels à l'égard de sa belle-fille a été joint, à la demande du président, au dossier de la tentative d'assassinat.