Assises du Hainaut: des séquelles permanentes résultent des tirs

Les projectiles ont entraîné la perte de plusieurs organes chez la victime, a déclaré le médecin légiste devant la cour d'assises du Hainaut qui a entamé mardi le procès de Carine Natalino, accusée de tentative d'assassinat sur son amant, D.C., le 3 janvier 2004, à Wodecq (Ellezelles).

Selon l'expert légiste, la victime a été atteinte par trois projectiles: un premier l'a atteinte à la mâchoire, un second au bas du dos et un troisième dans la nuque. "Des séquelles permanentes résultent de ces blessures", a indiqué le médecin.

Des prélèvements effectués le jour même des faits ont révélé des traces de benzodiazépine dans le sang de l'accusée. Celle-ci était sous traitement médicamenteux à la suite d'une tentative de suicide.

Une première reconstitution, le lendemain des faits, a mis en évidence, d'après la juge d'instruction, certaines contradictions avec les constatations balistiques et une volonté évidente de la part du couple de tenir un seul discours.

A la suite d'une visite de sa mère en prison, Carine Natalino aurait eu un revirement d'attitude en affirmant avoir agi sous la contrainte de son mari. Une seconde reconstitution sera effectuée en décembre 2006, en présence de la victime, pour tenter de déterminer la chronologie des tirs.

Une discussion enregistrée par le service d'urgence le jour des faits entre feu Philippe Delattre et la police démontre l'utilisation du pronom personnel singulier à l'évocation des faits: "Je vais me livrer où vous voulez", affirmait le mari de l'accusée. Le couple s'était rendu spontanément au commissariat de Mons.

La journée de mercredi sera consacrée à l'audition des témoins, notamment de la victime, D.C.