Le Speedway de Warneton: d’un circuit de course automobile à un centre de stockage de déchets ?

Le circuit du Speedway, construit sur une argilière, ne peut plus organiser de courses. Une demande d’en faire un lieu de recyclage de déchets a été déposée.

Marie-France PHILIPPO
 Que deviendra le site du Speedway, classé en zone industrielle?
Que deviendra le site du Speedway, classé en zone industrielle? ©ÉdA

La sprl Deryckere-D’Hondt, de Moorslede, a déposé une demande de permis d’environnement en vue de l’exploitation d’un centre de stockage en déchets inertes sur le site du Speedway, chemin Lutun.

Le dossier est consultable au service environnement et l’enquête publique court jusqu’au 31 janvier.

En parcourant l’épais dossier, on apprend que la société est spécialisée dans le recyclage de déchets de construction en de nouvelles matières premières telles que granulats et terre. Un concasseur et une installation de criblage seraient installés en vue de recycler les déchets. Du bois et de la matière organique seront également récupérés. Des branches, racines, déchets d’élagages et déchets verts seront compostés en vue d’amender le sol. Il est aussi envisagé une installation pour la production de sable stabilisé, qui requiert le mélange de sable, ciment et eau.

Tous les déchets de la construction

La société prévoit de construire des bureaux, deux hangars couverts et des murs de soutènement pour le stockage des matériaux.

Le projet implique l’embauche de huit personnes: deux dans les bureaux et six en production. Le site serait ouvert de 7 à 20 h. Selon l’étude, il y aurait au maximum 36 camions par jour: 12 pour le déchargement de débris, 6 pour celui de la terre et 18 pour reprendre les produits recyclés et les déchets.

Quelques chiffres sont indiqués dans le dossier: la société demande un permis pour recycler 25 000 t/an de déchets à concasser, 1000 t d’asphalte, 22 500 t de déchets à trier, 12 000 m³ de terres excavées, 10 t d’amiante, 1900 litres d’huile usagée, 350 m³ de branches, 100 t de fer, 500 kg de papiers/carton, etc.

Rappelons qu’en août 2022, le conseil échevinal avait refusé le renouvellement, pour 20 ans, d’autorisation de circuit. En cela, il a suivi l’avis fortement négatif du DPA de Mons. Selon l’exploitant des lieux, Roland Vandermeersch, aucun recours n’a été introduit mais il n’exclut pas une nouvelle demande qui réponde aux griefs formulés par le DPA de Mons.

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