Le bien-vivre d’une Maya

À l’occasion du Carême, les Équipes populaires ont proposé un geste de solidarité pour le Sud avec un souper sobre (pain-soupe) et un témoignage au domaine paroissial du Bizet, une première en ce lieu.

E.D.
Le bien-vivre d’une Maya
Angélica avec Frédéric Triest et Jean-Pierre Loof des Équipes populaires(à droite) et Bruno Di Pasquale d’Entraide et Fraternité (à gauche) ©ÉdA

Angélica Marina López Mejía, économiste, anthropologue et thérapeute est une Guatémaltèque de 51 ans. Durant ce mois de mars, elle est l'une des invitées d'Entraide et Fraternité. Pour l'ONG, cette Maya coordonne le programme de souveraineté alimentaire auprès de cinq associations de petits producteurs indigènes. «Les associations bénéficient à des personnes fragiles avec peu d'accès à la formation et à la technologie. Historiquement, les femmes sont dépendantes de l'économie des hommes. Elles sont donc plus nombreuses à rejoindre ces associations» dit notre témoin. Huit familles guatémaltèques possèdent 80% des terres agricoles. Le reste des terres, celles en altitude et de moindre qualité est laissé aux populations indigènes. «Le problème majeur est l'accès à la terre pour le peuple maya, précise Angélica. Les peuples indigènes ont été persécutés pour des raisons d'expropriations en faveur des grosses multinationales soutenues par le FMI. L'impact de la révolution est limité: reconnaissance de la langue maya, du droit à l'éducation et l'organisation autonome des communautés.»