Jacques Delva va devenir prêtre

Originaire de Warneton, il va s’engager comme prêtre. «J’ai beaucoup de mercis à dire», confie-t-il à l’approche de l’événement.

Edouard DEBELDER

Dans la vie de nos paroisses, c’est un moment rare et exceptionnel qu’un des paroissiens devienne prêtre. Ce sera bientôt le cas dans le doyenné de Comines-Warneton.

En effet, le dimanche 28 juin à 15 h, en la cathédrale de Tournai, Monseigneur Guy Harpigny, évêque de Tournai, ordonnera comme prêtre, Jacques Delva.

Âgé de 63 ans, Jacques, né à Wervicq, a fait ses études au collège Saint-Joseph (en A3) de Comines avant de travailler dans le milieu ouvrier local. Il précise: «Étant jeune, c'était une évidence que je voulais me marier. En 1971, j'ai épousé Françoise Lysy de Warneton. Nous sommes parents d'une fille et de quatre garçons et de six petits-enfants. Puis, avec Françoise, nous avons voulu vivre ensemble notre foi. Cela s'est concrétisé dans notre engagement à L'Oasis (Bas-Warneton) maison d'accueil pour femmes en difficultés où nous avons vécu 17 ans ensemble jusqu'à la maladie de Françoise.»

«Dieu a un projet pour notre vie»

En 2003, Jacques est nommé animateur pastoral dans le doyenné. Après quatre ans de cheminement en théologie, il est nommé diacre en juin 2011 à Comines: «Depuis tout petit, j'ai eu en moi cette certitude que Dieu a un projet pour notre vie. Une grande fierté pour moi est que mon épouse ait pu vivre mon ordination diaconale».

Suite à une longue maladie, son épouse décède en novembre 2012: «Dès cet instant, l'idée de devenir prêtre était dans ma tête. Jen ai parlé au vicaire épiscopal qui a accepté ma demande. Il l'a transmise, ensuite, à l'évêque. Depuis, je chemine pour ce grand jour».

Le séminariste Jacques poursuit deux ans d’étude en théologie à Lille, tout en logeant au séminaire de Tournai.

«Les gens ont tellement besoin de parler»

«Pour moi, l’écoute est primordiale dans le ministère d’un prêtre. Il y a quinze jours, j’ai été visité la prison de Tournai. Deux prisonniers m’ont dit qu’ils avaient besoin de quelqu’un qui vienne les écouter.

Dans mes expériences, j’ai constaté que les gens ont tellement besoin de parler, de dire ce qu’ils vivent, leurs souffrances, leurs blessures.

J’ai confiance en l’Église de demain, parce que Dieu agit. De plus en plus, des laïcs s’engagent avec les prêtres pour faire vivre l’Église. Je n’imagine plus une vie de prêtre sans communauté. Un prêtre seul est un prêtre en danger. Il faut travailler ensemble, chacun avec sa mission, son rôle, son charisme.

À quelques jours de l’ordination, je ressens une grande joie. J’ai beaucoup de mercis à dire notamment à mon épouse. Je ne serai pas ce que je suis aujourd’hui, si elle n’était pas présente dans ma vie».

Sa première messe dominicale aura lieu le 5 juillet à 10h30 en l'église de Comines: «Pour moi, cela sera un grand événement. C'est à Comines que j'ai vécu une grande partie de ma vie. »