Subsides wallons pour l'église Saint-Martin de Chièvres

La Wallonie interviendra pour 1 700 000 € dans la rénovation de l’église de Chièvres. Un pas positif dans un dossier long et compliqué.

Stéphane Bonge
 Le ciel vire au bleu pour l’église Saint-Martin. Un cap est franchi dans le cadre de la rénovation.
Le ciel vire au bleu pour l’église Saint-Martin. Un cap est franchi dans le cadre de la rénovation. ©ÉdA

Jeudi dernier, sur initiative de la ministre du Patrimoine, Valérie De Bue, le Gouvernement wallon a décidé d’accorder une subvention de plus de 1 700 000 € dans le cadre de la restauration de l’église Saint-Martin de Chièvres. Une décision essentielle avant de lancer un chantier qui s’avère colossal pour la cité des Aviateurs. Inimaginable sans subsidiation, la rénovation englobe en effet l’ensemble de l’édifice, tant au niveau de la stabilité de la structure qu’au niveau de sa charpente, de sa couverture et de son étanchéité. Le montant actuel des travaux s’élève à plus de 3 millions d’euros.

Dans un communiqué, la ministre précise: "L’église Saint-Martin, monument classé, fut construite entre le XIVe et le XVe siècle. Elle est une des constructions les plus représentatives du “gothique hainuyer”. La silhouette du clocher de l’église, quadrangulaire et très pointu, est remarquable dans le paysage chiévrois et visible à des kilomètres à la ronde. La structure de l’édifice se distingue également des constructions classiques en croix des autres églises. Les travaux porteront sur la restauration des toitures et des travaux de stabilisation. La présente subvention permettra de concrétiser un dossier à l’étude depuis près de vingt ans."

Et c’est vrai que la Ville, telle sœur Anne, attendait cette décision depuis des lustres. Loin d’être une sinécure, le projet a connu un cheminement des plus sinueux, ponctué ces dernières années par les impondérables de crises successives qui n’ont rien arrangé.

Quant à la concrétisation, on risque là aussi de jouer dans la durée. Il s’agit en effet de restaurer un édifice classé en intervenant de manière chirurgicale en ce qui concerne les charpentes notamment. Les éléments présents sont historiques, les parties endommagées doivent être autant que possible restaurées avant d’envisager un remplacement pur et simple. Quant aux travaux de stabilisation, l’état de la vieille dame exige également une expertise certaine et des techniques pointues.

Un nouveau cap vient donc d’être franchi mais la ligne d’arrivée ne pointe pas pour autant à l’horizon.

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