La taxe sur les piscines privées est abrogée à Chièvres

Mercredi dernier, le Conseil communal a été invité à approuver l’abrogation de la taxe sur les piscines privées ; une taxe qui rapportait environ 10 000 € par an à la Commune. « Cette taxe est discriminatoire », a indiqué le bourgmestre Olivier Hartiel. « L’abroger est une manière de récompenser ceux qui font vivre notre économie locale en restant à Chièvres, plutôt que de partir en vacances ailleurs. »

P.F.
 Pour Zoé Delhaye, «abroger une taxe dans ce contexte de crise est paradoxal».
Pour Zoé Delhaye, «abroger une taxe dans ce contexte de crise est paradoxal». ©ÉdA – 50779543429 

Zoé Delhaye, membre de l’opposition MR et ancienne échevine des Finances, s’est abstenue sur ce point. "Je tiens à préciser que je n’entends pas réagir au nom du groupe MR ", a-t-elle indiqué. "Abroger une taxe ne me pose aucun problème ; je suis même favorable. Cependant, nous sommes aujourd’hui dans un contexte de crise économique, climatique et de finances publiques. 2/3 des réserves de la Commune sont utilisés. Je trouve cela paradoxal d’abroger une taxe dans une situation financière pareille. Ce sont 10 000 € qui ne seront plus supportés par les ménages qui font le choix d’avoir une piscine ; ce montant devra être supporté par la collectivité. Ces 10 000 € vous irez les chercher dans les poches de tous les citoyens. En temps de crise, je pense qu’on attend des politiques d’agir en tant qu’hommes et femmes d’État: prendre des décisions qui ne sont peut-être pas populaires, mais qui assurent la pérennité de la Ville. Ce point me fait plutôt penser à une décision électoraliste. Je ne peux pas y adhérer."