Chièvres : il met le feu à l'habitation de sa compagne... elle lui pardonne

Le 25 juin 2019, Greg (prénom d’emprunt) a commis l’irréparable et pourtant, sa compagne semble aujourd’hui, lui avoir tout pardonné.

M.P.
Chièvres : il met le feu à l'habitation de sa compagne... elle lui pardonne
Incendie illustration ©Cédric Meunier

Le prévenu est, en effet, accusé d’avoir mis le feu à l’habitation de Christel.

Présent à la barre du tribunal correctionnel de Tournai, Greg ne nie absolument pas les faits: «Ce jour-là, j'ai eu un véritable coup de folie. Si je n'avais pas bu, cela ne serait jamais arrivé. Avant les faits, j'avais eu une discussion avec ma compagne et j'ai agi sous la colère. Je m'en voudrai toute ma vie. Mon objectif n'était pas de faire du mal à Christel, je voulais simplement m'en prendre au mobilier».

Le représentant du ministère public a tout de même rappelé durant l’audience que Greg avait déjà menacé la victime de mettre le feu à son immeuble. C’est donc à la suite d’une querelle de couple, que le prévenu est passé à l’acte. À l’aide d’un chalumeau à gaz, il a d’abord mis le feu au lit ensuite, au fauteuil et enfin à la cuisine. Sous l’effet de l’alcool, il pensait que le feu était pratiquement éteint après avoir quitté les lieux.

Lors de son audition auprès des services de police, Greg a déclaré que sa compagne était toujours contre lui et n’était pas toujours agréable.

Pour le représentant du ministère public, l'homme a commis cet incendie par simple vengeance: «On sait comment un incendie commence mais jamais quand il va s'arrêter. Au vu du peu d'explications données et du manque de prise de conscience durant les faits, je requiers une peine de 4 ans de prison».

«Il ne boit plus une goutte d’alcool»

Pour l'avocat de Greg, son client a été fortement impacté par ce drame: «Le prévenu s'est rapidement pris en charge après l'accident et ne boit plus une goutte d'alcool. Je sollicite donc une peine de travail ou un sursis probatoire.»

Présente durant l'audience, Christel, toujours en couple avec le prévenu, a souhaité témoigner et surprendre les juges par la même occasion: «Je lui ai pardonné. Il ne voulait pas s'en prendre à moi, il a agi par impulsivité.»

Le jugement sera prononcé le 25 novembre.

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