Pollution à la base militaire de Chièvres: la SWDE était au courant

Après la divulgation d’un rapport relatif à la présence de PFAS en 2018 sur la base militaire de Chièvres, la garnison de l’armée américaine au Benelux a apporté, ce jeudi, quelques précisions. Elle assure avoir relayé les relevés à la SWDE qui a jugé que «l’eau était considérée comme potable selon les normes belges.»

Pollution à la base militaire de Chièvres: la SWDE était au courant
- ©BELGA

Dans un communiqué, la garnison de l'armée américaine au Benelux confirme que «les résultats d'échantillonnages validés sur la caserne Daumerie à Chièvres et reçus le 7 juillet 2017 avaient permis de détecter des niveaux légèrement élevés de PFOS et de PFOA par rapport au seuil défini par l'avis sanitaire des États-Unis.»

En mai 2016, l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis avait émis un avis sanitaire déterminant le seuil acceptable de PFOS et de PFOA (les deux produits chimiques PFAS les plus connus, NDLR) dans l’eau potable. L’armée américaine a ensuite mis en œuvre un programme complet de tests de dépistage du PFOS et du PFOA la même année. C’est dans ce cadre que l’eau de la base militaire de Chièvres, et plus particulièrement de la caserne Daumerie, a été analysée et que des niveaux de PFAS supérieurs à la norme américaine ont été détectés.

«L’eau, potable selon les normes belges»

«À Chièvres, la Société wallonne des eaux (SWDE) est notre fournisseur d’eau. Par conséquent, notre équipe d’experts a partagé les résultats des tests avec la SWDE qui a confirmé que l’eau était considérée comme potable selon les normes belges. Rétrospectivement, nous n’avons identifié aucun rejet de PFAS sur la caserne Daumerie. Par mesure de précaution, et malgré l’avis positif de la SWDE, l’armée a pris des mesures immédiates et a fourni de l’eau en bouteille comme source d’eau alternative à tous les occupants de la caserne Daumerie.»